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11 mai 2006

   

Université Laval

Un campus multilingue

L'École internationale d'été de langues offre pour la première fois des cours intensifs de chinois et de japonais

par Yvon Larose

Le campus est de nouveau multilingue. Pour une vingt-deuxième année d'affilée et d'ici à la mi-août, la cité universitaire vibrera au rythme des langues vivantes dans le cadre des activités de formation de l'École internationale d'été de langues. Au total, plus de 3 500 étudiantes et étudiants assisteront à des cours d'allemand, d'anglais, de chinois, d'espagnol, de français langue étrangère ou langue maternelle, de japonais et de russe. Des cours réguliers et des cours intensifs, principalement, mais aussi des stages de perfectionnement seront au programme. Le mardi 9 mai, de nombreux étudiants de l'École se sont réunis à l'Agora du pavillon Alphonse-Desjardins pour assister à la cérémonie d'ouverture de l'édition 2006. "À l'Université Laval, a déclaré le recteur Michel Pigeon, l'internationalisation est maintenant au cur de notre mission. L'École de langues, dont relève l'École internationale d'été de langues, joue un rôle important dans cette entreprise, en offrant aux étudiants qui se préparent à séjourner à l'étranger des cours de langues qui correspondent à leurs besoins."

La première période de la session d'été durera six semaines au cours desquelles plus de 2 300 étudiantes et étudiants de langues circuleront sur le campus. Pour la première fois, l'École offre des cours accélérés de chinois et de japonais. Les inscriptions à ces cours se chiffrent à une cinquantaine. Formations intensives et régulières confondues, c'est l'anglais, avec un millier d'inscriptions, qui vient en tête de liste des langues qui seront étudiées d'ici à la mi-juin. Depuis 2004, les inscriptions totales de la période de mai à juin sont passées de 1 638 à 2 379. Durant cette période, les cours d'anglais réguliers ont connu une hausse spectaculaire, passant de 438 à 800 inscriptions. La seconde partie de la session d'été commencera le 3 juillet. On prévoit, entre autres, que plusieurs centaines de non-francophones suivront des cours intensifs de français langue étrangère. De mai à juin, ils auront été 337. En juillet, une soixantaine de professeurs de français participeront à deux stages de perfectionnement en enseignement du français langue étrangère.

Destination: le monde
Guillaume Duchesne et Isabelle Pilon se sont tournés respectivement vers l'apprentissage accéléré du japonais et du chinois. Inscrit au bac en études littéraires, Guillaume a choisi le japonais pour le plaisir de découvrir une langue et une culture qui n'ont aucun point commun avec les langues et cultures occidentales. "Également, ajoute-t-il, pour le désir de visiter le Japon un jour, peut-être même d'y travailler." Isabelle possède déjà l'anglais, l'espagnol et l'italien. Cette finissante au MBA en gestion des entreprises déménagera en juillet en Chine dans le but de démarrer une entreprise. "L'apprentissage intensif du chinois me permettra d'agir comme facilitatrice pour les PME nord-américaines qui veulent faire des affaires avec des compagnies chinoises", indique-t-elle.

Marianne Boivin est étudiante au bac en études internationales et langues modernes. Elle réalise présentement un rêve, celui d'apprendre le russe. Son apprentissage intensif pourrait lui permettre un jour de visiter la Russie et même d'y travailler. "Le russe est ma quatrième langue, souligne-t-elle. Je rêve de travailler dans les ambassades canadiennes à l'étranger. L'allemand et le russe sont deux langues qui me fascinaient."

Amanda Mansfield, étudiante en psychologie à Indiana State University et Luis Rene Ayala Robledo, étudiant en administration à la Universidad Nacional Autónoma de México, sont tous deux inscrits aux cours intensifs de français langue étrangère. La première, qui partage maintenant la vie d'un résident de Québec, veut améliorer son français car elle a l'intention de se fixer ici définitivement. Le second a choisi le français à cause de ses études. "Je suis intéressé à travailler en tourisme", explique Luis qui maîtrise déjà la langue anglaise et qui pourrait élire domicile, lui aussi, à Québec.

Pour Marie-Christine Girard, l'apprentissage accéléré de l'anglais lui sera utile autant sur le plan professionnel que pour voyager. Cette étudiante au bac en service social compare l'apprentissage d'une langue seconde à une porte qui s'ouvre sur d'autres langues. "Je voudrais apprendre l'allemand par la suite", dit-elle. Enfin, Marielyne Routhier, étudiante au bac en enseignement de l'anglais, option espagnol, a choisi les cours intensifs d'espagnol. "J'ai une base dans cette langue, souligne-t-elle. Mais je voulais mieux la parler. Je trouve important de bien parler et de penser dans une langue étrangère."