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11 mai 2006

   

Université Laval

3 M $ pour quatre chercheurs

L'Université compte maintenant 76 titulaires de chaires de recherche du Canada

Le Programme des chaires de recherche du Canada et la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) ont annoncé le 28 avril que quatre professeurs de l'Université allaient se partager un montant de plus de 3 millions $ au cours des prochaines années. Louis Bernatchez (Sciences et génie), Paul Isenring (Médecine), Sophie Larochelle (Sciences et génie) et Louise St-Arnaud (Sciences de l'éducation) sont les heureux titulaires de chaires de recherche du Canada auxquelles sont rattachés d'importants fonds fédéraux.

Le programme de Chaires de recherche du Canada a pour objectif d'attirer ou de retenir au pays des chercheurs prometteurs ou chevronnés. Les chaires de niveau 1 sont attribuées à des chercheurs d'expérience reconnus comme chefs de file mondiaux dans leur domaine. Valables pour une durée de sept ans et renouvelables au moins une fois, ces chaires sont dotées d'un budget annuel de 200 000 $. Les chaires de niveau 2, attribuées à de jeunes chercheurs que leurs pairs jugent susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine, sont valables pour une durée de cinq ans et renouvelables une fois. Elles sont dotées d'un budget annuel de 100 000 $. La FCI verse un montant à chaque titulaire de chaire pour lui permettre de faire l'acquisition d'équipement de recherche.

Louise St-Arnaud dirigera la Chaire de recherche sur l'intégration professionnelle et l'environnement psychosocial de travail (niveau 2). La professeure, membre du Centre de recherche et d'intervention sur l'éducation et la vie au travail, s'intéresse à l'intégration socioprofessionnelle, à la capacité de travail et au maintien en emploi des individus. Ses travaux portent notamment sur les problèmes que vivent les travailleurs soumis aux exigences de performance et d'excellence qui sont devenues la norme dans plusieurs entreprises.

Paul Isenring prend les commandes de la Chaire de recherche en physiologie moléculaire des cotransporteurs cation-chlore (niveau 2). Ses travaux portent sur un type de protéines, des transporteurs d'ions, qui interviennent dans l'équilibre chimique à l'échelle cellulaire. Plusieurs maladies peuvent être causées ou aggravées par le mauvais fonctionnement des transporteurs d'ions. Le professeur Isenring et son équipe du Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec s'intéressent particulièrement aux maladies cardiovasculaires et rénales.

Déjà titulaire de la Chaire de recherche en communications et composants à fibre optique (niveau 2), Sophie Larochelle a vu sa chaire renouvelée pour une période de cinq ans. La professeure tente d'améliorer les performances des réseaux de fibre optique afin de les rendre plus puissants et plus efficaces. Elle poursuivra ses recherches sur les communications à très haut débit dans son laboratoire du Centre d'optique, photonique et laser.

Enfin, Louis Bernatchez, membre du groupe de recherche Québec-Océan, a vu sa Chaire de recherche en génomique et conservation des ressources aquatiques passer du niveau 2 au niveau 1. Ce spécialiste de la biologie évolutive et de la conservation génétique mène des recherches fondamentales en diversité génétique qui ont des répercussions sur des enjeux associés au déclin des stocks de poissons et au développement de l'aquaculture.

L'Université Laval compte maintenant 76 chaires de recherche du Canada, ce qui totalise des investissements de 91 millions $ depuis 2000. Elle devrait compter 90 chaires au terme du programme.