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8 décembre 2005

   

Université Laval

Prospecteurs d'or vert

Le programme de récupération multimatière compte sur une équipe de plus de 38 000 personnes

par Jean Hamann

Si l'Université peut revendiquer l'étiquette "verte", elle le doit en partie à l'équipe responsable du programme de récupération multimatière du Service des immeubles. Créé il y a dix ans dans la foulée du Plan directeur pour la protection et la promotion de l'environnement sur le campus, ce premier programme complet de récupération des matières résiduelles dans une université québécoise a non seulement livré la marchandise sur le campus, mais il a aussi incité d'autres institutions à emboîter le pas. "La signalisation que nous avons développée pour les îlots de récupération a même inspiré ce qui est devenu la norme au Québec", signale Guylaine Bernard, coordonnatrice du programme.

L'équipe du programme de récupération multimatière supervise et effectue la collecte des matières résiduelles déposées dans les quelque 700 îlots répartis dans tous les pavillons de l'Université. Environ 180 employés d'entretien ménager procèdent au prélèvement des sacs de chaque îlot et ils les entreposent dans ce qui est pragmatiquement appelé la "salle à déchets" de chaque pavillon. Tous les deux jours, des employés de la Société V.I.A. ramassent ces sacs et les transportent jusqu'au centre de tri. "Cet organisme n'est pas uniquement un contractant, insiste Guylaine Bernard. C'est un partenaire du programme depuis ses tout débuts."

En dix ans, plus de 6 800 tonnes métriques de matières résiduelles ont été récupérées. "C'est l'équivalent de 22 piscines olympiques remplies de déchets qui, au lieu d'aller à l'incinérateur ou au dépotoir, ont servi à fabriquer d'autres produits", signale la coordonnatrice du programme. La communauté universitaire récupère maintenant 90 % du papier qu'elle utilise et 76 % de toutes les matières recyclables. "Une excellente performance", commente Guylaine Bernard qui précise toutefois que le but du programme n'est pas d'augmenter la quantité de matières récupérées, mais bien de diminuer la quantité de déchets produits. "D'ailleurs, ajoute-t-elle, les personnes les plus importantes du programme sont les 38 000 membres de la communauté universitaire qui se donnent la peine de récupérer et de bien trier leurs déchets."