Au fil des événements
 

17 novembre 2005

   

Université Laval

Quand rien ne va plus

par Renée Larochelle

Marie a demandé le divorce au bout de 10 ans de vie commune et vit parfois des moments de découragement. Certes, sa nouvelle existence lui plaît mais elle est souvent envahie par un sentiment de culpabilité et de doute. Plus souvent qu'autrement, elle ne s'endort qu'aux petites heures du matin, épuisée et meurtrie. Son travail s'en ressent et il lui semble qu'elle n'arrive plus à faire les tâches les plus ordinaires convenablement. En somme, Marie est au bout du rouleau. Elle a besoin d'aide.

S'il n'est pas nécessaire d'en être à cette extrémité pour profiter du Programme d'aide au personnel (PAP) offert par l'Université, il n'en demeure pas moins que Marie a tout intérêt à consulter dans les plus brefs délais, sous peine de voir son cas dégénérer. "Chaque personne peut éprouver des difficultés personnelles ou professionnelles à un moment ou l'autre de sa vie et avoir besoin de support pour les traverser", explique la psychologue Jacinthe Turcotte qui, avec sa collègue Lucie Melançon, reçoit les demandes des membres du personnel de l'Université depuis maintenant 16 ans. "Souvent, tout ce dont la personne a besoin, c'est d'être écoutée. Nous l'aidons alors à dédramatiser la situation, sans pour autant minimiser son problème. Dans sa volonté d'y voir plus clair, nous l'amenons à renouer avec ses ressources intérieures, ou tout simplement, à trouver des solution réalistes et adaptées à son cas. Car là est le but: que la personne reprenne sa vie en main."

Tout le personnel de l'Université, qu'il soit permanent ou contractuel, peut se prévaloir gratuitement et en toute confidentialité du PAP, qui a reçu quelque 3 700 demandes d'aide depuis son instauration en 1989. Plus du tiers des motifs de consultation sont liés au travail: épuisement professionnel, sentiment d'incompétence, conflit avec un supérieur ou un collègue, difficultés d'adaptation et de gestion, etc. Le reste concerne les problèmes de stress, d'anxiété, d'estime de soi, de dépression, les difficultés reliées au couple ou aux enfants, la consommation abusive d'alcool et de drogue, etc. L'aide offerte est à court terme et s'échelonne sur cinq rencontres; toutefois, la personne peut décider d'arrêter de consulter quand elle le veut. Si besoin est, Jacinthe Turcotte et Lucie Melançon n'hésitent pas à référer leur client à un autre professionnel (psychologue, avocat, travailleur social) ou à un groupe de soutien.

"Voir une personne se remettre en mouvement après avoir consulté constitue notre plus belle récompense", dit Jacinthe Turcotte. En quelques rencontres, on peut avancer beaucoup. Il est certain que consulter peut amener les gens à découvrir en eux des forces insoupçonnées. Et ça, c'est vraiment extraordinaire."

Pour prendre rendez-vous ou pour obtenir de l'information: Jacinthe Turcotte, 656-2121, poste 3741. jacinthe.turcotte@fmd.ulaval.ca , Lucie Melançon, 656-2131, poste 3763. lucie.melancon@fmd.ulaval.ca. Les bureaux de ces deux psychologues membres de l'Ordre des psychologues du Québec sont situés au pavillon de médecine dentaire.