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17 novembre 2005

   

Université Laval

Pour mieux intervenir

Le Centre d'entrepreneuriat et de PME brosse un portrait des besoins des entreprises de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine

Le Centre d'entrepreneuriat et de PME de l'Université vient de rendre publique une étude qui brosse le portrait des besoins actuels des entreprises de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine. Les détails de cette étude, réalisée par Yvon Gasse et Maripier Tremblay pour le compte de la Chaire multifacultaire de recherche et d'intervention sur la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine, ont été dévoilés le 9 novembre à Carleton-sur-Mer.

Menée dans les six MRC de la région de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine entre le 13 mai et le 10 juin 2005, l'enquête a révélé que les besoins les plus criants se font sentir du côté des dirigeants d'entreprise âgés de moins de 40 ans. Les besoins en financement, en technologie, en équipement, en conseil technique ou de gestion sont jugés davantage prioritaires chez les jeunes chefs d'entreprises, peu importe le domaine dans lequel ils oeuvrent. Les jeunes dirigeants sont plus enclins à avoir recours aux services d'aide tels que ceux offerts dans les CLD. Ils sont également plus intéressés par la création d'un organisme de veille pour leur région et ils sont davantage portés à participer à des activités de concertation visant à identifier des opportunités de développement.

L'étude a permis de préciser que les problèmes majeurs que rencontrent les entreprises de cette région sont: un bassin de population insuffisant (17 %), la distance et les coûts de transport (16 %), le financement (14 %) et la concurrence (14 %). Toutefois, les problèmes sont moins criants pour les entreprises qui ont des activités à l'extérieur des marchés régionaux. Le manque de main-d'uvre qualifiée affecte particulièrement les entreprises de plus de 50 employés.

Les dirigeants attribuent l'ensemble de ces difficultés à l'éloignement géographique, à la faiblesse de l'économie, à l'exode des jeunes et au manque de soutien et d'infrastructures pour les entreprises. Plus des trois quarts des dirigeants considèrent que leur entreprise est affectée modérément ou grandement par ces problèmes. Si 12 % des dirigeants ne voient aucune solution aux problèmes vécus, 14 % d'entre eux croient qu'il faudrait qu'ils obtiennent davantage d'aide gouvernementale et de déductions fiscales afin de stimuler le développement économique dans les secteurs prometteurs pour la région.

Les jeunes entreprises, créées depuis moins de 3 ans, présentent les besoins de financement les plus importants, principalement en ce qui a trait à l'aide gouvernementale, aux crédits d'impôt et aux prêts à long terme. La proportion d'entreprises n'ayant pas besoin de financement augmente aussi avec le nombre d'années d'existence. De façon générale, il existe un intérêt chez les chefs d'entreprises pour des programmes de formation ou de perfectionnement dans les domaines qu'ils ont identifiés comme prioritaires.