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10 novembre 2005

   

Université Laval

Notes de cours: encore trop de papier

Le projet Recto verso connaît un succès mitigé, mais le Service de reprographie maintient son cap vert

par Jean Hamann

Le projet Recto verso, qui vise à réduire le volume de papier consacré à l'impression des notes de cours, n'a pas produit les effets attendus cet automne. En effet, le pourcentage des recueils imprimés recto verso s'établit à 67 % cette session, contre 63 % l'année dernière. Cette maigre augmentation survient en dépit du fait que le Service de reprographie considère maintenant l'impression recto verso comme sa norme par défaut et que les professeurs et chargés de cours qui désirent une impression exclusivement recto doivent explicitement en faire la demande.

"Il y a des habitudes qui sont difficiles à changer, ne peut que constater André Vézina, directeur du Service de reprographie. Je reconnais qu'il y a un certain pourcentage des notes de cours qui peuvent difficilement être imprimées recto verso, mais je crois qu'on pourrait facilement aller chercher un autre 15 % en recto verso." Il envisage donc de sonder les partisans du "recto seulement" pour mieux comprendre leurs réticences et pour élaborer une nouvelle campagne de sensibilisation visant à promouvoir les mérites de l'utilisation rationnelle du papier.

Par ailleurs, le Service de reprographie fait une évaluation positive du nouveau papier standard, contenant 30 % de fibres recyclées, qu'il utilise maintenant dans ses opérations courantes. "Il y a trois ans, les essais que nous avions faits avec ce papier n'avaient pas été très concluants, souligne André Vézina. Ce produit contenait beaucoup de points noirs et il bloquait dans les machines. Les deux problèmes sont maintenant réglés." Le Service a considéré un passage au papier fait à 100 % de fibres recyclées, mais sa fragilité fait obstacle. "Il a tendance à se déchirer à l'étape de la reliure, explique le directeur du Service. Nous allons attendre qu'il y ait des améliorations avant de passer au papier 100 % recyclé."

Rappelons que le projet Recto verso et le recours au papier contenant des fibres recyclées découlent des efforts que le Service de reprographie déploie, de concert avec le groupe étudiant Univert Laval, pour verdir ses opérations courantes. "Ce qui est surtout visé par ces actions n'est pas tant une économie d'argent - le prix du papier recyclé est à peu près le même que celui du papier régulier - qu'une économie des ressources forestières, souligne André Vézina. Nous avons fait un bout de chemin depuis quelques années et nous allons continuer en ce sens."