Au fil des événements
 

22 septembre 2005

   

Université Laval

Une expérience exceptionnelle

Entre juin et août, les sept formations intensives offertes par l'École internationale d'été de Percé ont attiré quelque 90 participants

par Yvon Larose

Julie Royer, une diplômée de maîtrise à l'École des arts visuels, a assisté, début août, à la classe de maître en design donnée à l'École internationale d'été de Percé par le réputé designer suisse Ruedi Baur. Elle avait fait de même l'an dernier. "Encore une fois, dit-elle, cette classe de maître fut une expérience marquante et exceptionnelle. Pour les étudiants ou jeunes designers avec peu d'expérience que nous sommes, c'est une chance unique de pouvoir côtoyer un designer d'une si grande renommée. Lors de ces deux ateliers, j'ai l'impression d'avoir acquis une confiance en moi et d'avoir développé une pensée et une méthode de travail que je n'avais pu acquérir lors de mon bac."

Quelque 90 personnes ont participé, entre juin et août, à l'une ou l'autre des sept formations intensives offertes par l'École internationale d'été de Percé. Les cours se sont donnés à la villa Frederick-James. Cette magnifique résidence du 19e siècle, située au sommet du mont Joli, sera d'ailleurs acquise très prochainement par l'Université Laval. Pour sa quatrième année, l'École a offert des formations en design graphique, en arts plastiques, en photographie numérique et en philosophie. Deux enseignants de l'Université Laval étaient sur place, soit Alexandre David, artiste et chargé de cours à l'École des arts visuels, et Jean-Marc Narbonne, professeur à la Faculté de philosophie. Tous deux ont donné un séminaire de maîtrise.

Un habitué de l'École, Alexandre David a donné un cours sur la notion de réalisme en art contemporain. Son séminaire a donné lieu à de bonnes discussions sur une notion très ancienne qui fait l'objet de beaucoup de préjugés. Le développement de la pratique artistique de chaque participant fut aussi un succès. "J'étais disponible douze heures par jour pendant deux semaines, ce qui a rendu le contact intéressant entre prof et étudiants", dit-il. Pour Jean-Marc Narbonne, il s'agissait d'un second séminaire de maîtrise en deux ans à Percé. Cette année, son cours avait pour thème: "De Platon à Borduas". "La magie de la première année s'est répétée et ce, autant pour le cours que sur le plan personnel, explique-t-il. Quelque chose se passe avec ce type de cours qui tient au lieu. Les participants, ils étaient dix, sont ensemble à la journée longue à parler du beau et à discuter entre eux. C'est très proche de ce qu'on peut appeler une communauté philosophique. Pour la philosophie, c'est merveilleux d'être là. Personne ne peut rester insensible à ce lieu, c'est un sublime naturel."

Deux nouveautés
La programmation de l'été 2005 a fait place non pas à un, mais à deux nouveaux cours: l'atelier sur l'illustration d'expression et l'atelier en photographie numérique. "La moitié des participants à l'atelier sur l'illustration d'expression étaient des bacheliers en design ou en arts visuels de l'Université Laval, mais aussi d'autres universités au Québec", souligne Marie-Andrée Doran, directrice exécutive de la Faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels. Selon elle, l'atelier de photo fut un grand succès avec ses dix-huit participants. "Ce cours, ajoute-t-elle, n'a pas d'équivalent au Québec pour qui recherche une spécialisation courte. Il n'est pas impossible que ce créneau devienne une des vocations de l'École." Globalement, tous les enseignants se sont dits impressionnés par le volume de travail accompli. "Ils trouvent fabuleux ce que les gens sont arrivés à faire en une ou deux semaines intensives, indique Marie-Andrée Doran. Les participants travaillaient en petits groupes du matin au soir dans un décor inspirant et sans aucune distraction. Il y avait entre eux de l'émulation."