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22 septembre 2005

   

Université Laval

Le goût d'apprendre

Les nutritionnistes souhaitent être mieux informées sur les aliments fonctionnels et les nutraceutiques

par Jean Hamann

La science progresse à un train d'enfer dans le domaine des aliments fonctionnels et des nutraceutiques et, à moins d'être mieux informées sur le sujet, les nutritionnistes risquent de rester sur le quai de la gare. Voilà ce qui se dégage d'une étude menée par l'étudiante-chercheure Tahreh Tale Masouleh, sous la direction de la professeure Gale West, du Département d'économie agroalimentaire et des sciences de la consommation.

Cette étude, réalisée avec la collaboration de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec, révèle que seulement 38 % des 450 répondantes se sentent bien informées au sujet des aliments fonctionnels et des nutraceutiques (AFN). Les résultats à un test de connaissances comprenant 15 questions sur les AFN confirment leurs perceptions: 55 % des répondantes ont obtenu une note inférieure à 66 % (10 réponses correctes ou moins) à cette épreuve. "Elles sont toutefois intéressées à en apprendre davantage sur le sujet et la plupart ont effectué des recherches d'information dans les trois mois qui ont précédé notre étude", a précisé Tahreh Tale Masouleh, lors d'une conférence présentée le 15 septembre devant les membres de son département.

L'étudiante-chercheure propose de corriger la situation en attaquant la question sous deux angles. D'une part, elle suggère d'améliorer la formation des futures nutritionnistes en intégrant des connaissances sur les AFN dans les différents cours du programme. D'autre part, elle préconise la mise sur pied de cours de formation continue sur les AFN qui répondraient aux besoins d'information manifestés par les nutritionnistes dans le cadre de l'enquête.