Au fil des événements
 

22 septembre 2005

   

Université Laval

Le courrier

Le SEUL réagit au Discours de la rentrée du recteur Michel Pigeon

Monsieur le recteur,

J'ai lu avec grand intérêt votre discours de la rentrée 2005-2006 et c'est avec joie que je constate vos intentions d'être accessible et à l'écoute de la communauté universitaire. C'est dans cet esprit que je m'adresse à vous pour non seulement vous appuyer dans votre implication à améliorer la qualité de vie au travail mais encore pour vous inviter à augmenter les mesures concrètes dans ce domaine.

Le virage "client" que vous désirez prendre suppose que l'Université mette les bouchée-doubles afin de rattraper les retards qu'elle a accumulés à cet égard depuis plusieurs années. Pensons par exemple au protocole Téluq-UQAM qui marque la formation à distance. L'Université Laval sera-t-elle capable de se démarquer dans son offre de service face à une autre université qui a un savoir-faire et une réputation qui n'est plus à faire ? Si les moyens financiers et matériels ne sont pas octroyés, ce virage déjà difficile à prendre sera raté.

Si nous pouvons saluer les efforts pour développer l'Université en région et à Montréal, nous nous interrogeons sur votre silence quant au développement des marchés francophones outre-mer. Lorsque l'on sait que la démographie est en baisse au Québec, que les différentes universités investissent massivement, nous croyons que nous nous ne pouvons nous permettre de rater le virage du développement de nouvelles clientèles dans les marchés francophones. Toute proportion gardée, le coût des études supérieures au Québec et à Québec est l'un des plus faible dans le marché francophone lorsque l'on ajoute le coût de la vie à ces frais. Pourquoi ne pas en faire la promotion, pourquoi ne pas investir dans ce recrutement ?

Ce que nous souhaitons, c'est qu'au-delà des discours remplis de promesses, des actions concrètes se matérialisent. L'Université Laval doit prendre les moyens pour assurer sa pérennité et son développement parce que bien sûr, en tant qu'employés et employées de cette institution nous en bénéficierons, mais surtout parce qu'il est grand temps que l'université agisse pour conserver ses acquis.

Sur le plan social, nous croyons, tout comme d'autres partenaires de la communauté universitaire, qu'il est temps que l'Université Laval prenne un rôle de leader dans un certain nombre de mesures "sociales" susceptibles d'améliorer la vie communautaire sur le campus. Pensons au dossier du transport. Les récentes hausses exorbitantes du prix de l'essence ainsi que le grand nombre de nos membres qui sont usagers de ce service public nous incitent à souhaiter une amélioration des transports en commun et que des protocoles soient négociés en ce sens. Par exemple, un laissez-passer gratuit pour l'ensemble de nos membres désirant profiter de ce service et ce, à l'exemple de l'Université de Sherbrooke où les étudiants bénéficient d'un tel service qui est de surcroît extrêmement avantageux pour toute la communauté régionale. Nous pourrions également profiter d'un système efficace de covoiturage avec un point de service de Communauto sur le campus. Un service de douches dans chaque pavillon faciliterait aussi grandement la vie de l'ensemble des cyclistes.

Quant à la conciliation travail-famille, l'amélioration de l'accès aux garderies du campus ainsi que l'organisation de services de garde de dépannage lors de situations de crise (grève dans les CPE par exemple) seraient des plus appréciées.

Je suis certain que ces suggestions trouvent écho dans la communauté étudiante et dans les autres groupes de la communauté universitaire. Je termine en vous réitérant que nous apprécions les discours mais encore plus les actions!

JEAN COULOMBE
Président
Pour l'Exécutif du Syndicat des employés
et employées de l'Université Laval