Au fil des événements
 

23 juin 2005

   

Université Laval

Le journalisme à l'heure du patrimoine

par Renée Larochelle

L'Université Laval pourrait bien être la première université au monde à offrir un diplôme en journalisme du patrimoine mondial. Dès l'ouverture de l'Atelier international sur le journalisme et le patrimoine mondial, qui a eu lieu du 23 au 30 mai sur le campus, le recteur Michel Pigeon a en effet formulé le souhait qu'un tel atelier ait lieu chaque année, et ce, dans la perspective où une série de cours sur le sujet mène éventuellement à un diplôme dans le domaine.

Coordonnateur de l'atelier et professeur au Département d'information et de communication, Charles Moumouni se dit très heureux de ce projet qui permettrait à l'Université d'être à l'avant-garde en la matière. En attendant d'autres développements sur cette formation, le premier titulaire de la Chaire Unesco en patrimoine culturel à l'Université Laval, Cyril Simard, rappelle que l'idée d'un atelier de formation intensive sur le patrimoine mondial à l'intention des journalistes de la francophonie remonte au colloque international "Médias et patrimoine", tenu à l'Université en 2002.
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À cette occasion, les congressistes s'étaient interrogés sur le rôle et l'influence des médias d'information dans la construction et la représentation du patrimoine, souligne Cyril Simard. Le colloque avait démontré que les défenseurs du patrimoine autant que les médias se nourrissaient de la même perspective, celle d'intéresser le public, voire de le fidéliser et de le responsabiliser relativement à la protection du patrimoine."

Animé par des experts issus des milieux universitaire, municipal, gouvernemental et journalistique, cet atelier a été l'occasion d'aborder une multitude de sujets liés au patrimoine qui allaient des critères de sélection des sites sur la liste du patrimoine mondial à l'assistance internationale en matière de protection du patrimoine, en passant par le tourisme patrimonial, la sensibilisation du public et l'éducation au patrimoine mondial. La quinzaine de participants, dont plusieurs provenaient d'Afrique et d'Europe, se sont ensuite rendus "sur le terrain", là où la réalité et la beauté patrimoniales sautent littéralement aux yeux, soit dans le Vieux-Québec et dans la région de Charlevoix.

"Nous avons réussi à créer des liens très forts avec les journalistes qui nous ont dit avoir vécu une expérience extraordinaire, raconte Cyril Simard. En effet, tous sont tombés sous le charme du Québec et plusieurs nous ont fait part de leur intention de rédiger des articles sur Québec pour leur journal. Cela permet une belle visibilité non seulement pour l'Université Laval mais aussi pour la ville de Québec."