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23 juin 2005

   

Université Laval

Liberté nouvelle

Physiothérapeute, courtière immobilière, relationniste: Johanne Landry se donne carte blanche dans la vie

Par Renée Larochelle

Pour ses 50 ans, Johanne Landry s'est offert un cadeau: retourner à l'Université afin d'y décrocher un diplôme de 2e cycle en relations publiques. Deux ans se sont écoulés et la nouvelle diplômée ne regrette pas son choix, bien au contraire. "J'ai pris ma décision le 8 juillet et le 9, je m'inscrivais", précise cette femme énergique, qui fait dix ans de moins que son âge. "Je suis très fière de ce que j'ai accompli."

Université Laval, 1974. Son baccalauréat en sciences de la santé en poche, Johanne Landry entame avec enthousiasme une carrière de physiothérapeute. Après voir travaillé dans un hôpital de Québec durant sept ans, elle s'envole pour la Californie où elle exercera sa profession en clinique privée. La naissance de sa fille change la donne et la nouvelle maman se prend bientôt à rêver d'un travail qui lui permettra davantage d'autonomie et de liberté. Qu'à cela ne tienne: intéressée par l'immobilier, Johanne Landry acquiert la formation nécessaire pour devenir agente immobilière, avant de travailler à son compte comme courtière. "J'ai vite découvert que j'aimais être mon propre patron, explique t-elle. De plus, avoir la confiance des gens, les aider à trouver la maison où ils se sentiront bien, c'est très enrichissant." Petit à petit germe cependant dans son esprit l'idée de revenir aux études, question d'ajouter quelques cordes à son arc. Nous sommes en 2004 et Johanne Landry saute à pieds joints dans l'arène universitaire, malgré une vie professionnelle très exigeante.

"Les relations publiques me sont tout de suite apparues comme un domaine passionnant", raconte avec ferveur Johanne Landry, qui dit avoir été bien épaulée par les professeurs du Département d'information et communication et s'être sentie très à l'aise avec les étudiants qui avaient tous 25 ans de moins qu'elle. "Trente ans après avoir décroché mon baccalauréat en sciences de la santé, je revenais à l'Université par choix et pour le plaisir."

Mais Johanne Landry n'a pas dit son dernier mot. Fermement convaincue de vivre très longtemps, animée d'une joie de vivre peu commune, cette relationniste commencera en effet dès l'automne une maîtrise en communication publique. Son sujet? Les rapports entre les hommes et les femmes dans les médias, un projet qui servirait de base à un livre portant sur le couple. Quant à savoir de quoi demain sera fait, Johanne Landry n'en sait strictement rien. "Je ne mets aucune restriction dans ma vie. Je sais seulement que tout est possible et qu'il y a toujours de la place pour quelqu'un qui se sent à sa place."