Au fil des événements
 

23 juin 2005

   

Université Laval

Visualisation positive

Élisabeth Fortier remporte le Prix du Lieutenant-gouverneur du Québec

par Renée Larochelle

À 22 ans, Élisabeth Fortier possède une feuille de route impressionnante. En effet, lorsqu'il s'agit de performance, cette bachelière en agronomie ne donne tout simplement pas sa place. Un coup d'il sur son curriculum vitae convainc rapidement: depuis le début de ses études à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, en 2001, Élisabeth Fortier a récolté pas moins d'une quinzaine de bourses et de distinctions. L'une des dernières récompenses qu'elle a obtenues est le prestigieux Prix du Lieutenant-gouverneur du Québec, qui vient souligner de belle façon les résultats et l'implication scolaires exceptionnels de cette première de classe.

"D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu de très bonnes notes à l'école", dit Élisabeth Fortier, qui confesse sans la moindre prétention une moyenne cumulative de 4,5 sur 5 pour son baccalauréat en agronomie, concentration phytologie. "Je dois posséder un esprit scientifique; j'ai toujours aimé la logique, les choses tangibles et concrètes. En même temps, je suis très assidue et je travaille fort." Avec un naturel désarmant, la jeune agronome raconte que l'atteinte de la réussite coule de source dans tous les projets qu'elle entreprend. Il faut dire qu'elle a de qui retenir: au milieu des années 1970, sa mère, elle-même agronome et diplômée de l'Université Laval, s'est aussi brillamment illustrée dans ses résultats scolaires. En somme, dans cette famille, on récolte ce que l'on sème.

"Nous avions une fraisière derrière la maison familiale et j'ai passé mon enfance et mon adolescence au milieu des plantes", raconte Élisabeth Fortier, dont le père, le frère et la sur sont également agronomes. "Sans aller jusqu'à dire que mon chemin était tracé à l'avance, je me suis toujours vue exercer la profession d'agronome. Voir grandir des végétaux et participer à leur croissance à toutes les étapes de leur développement constituent une véritable passion."

Trouver sa branche
Mais il n'y a pas eu que les études et les fraises dans la vie d'Élisabeth. Active comme pas une tout au long de son baccalauréat, elle a été, ici représentante des étudiants au sein de différents comités, là trésorière, là encore directrice adjointe à la thématique de la Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation (SAAC). Jugeant sa connaissance de la langue anglaise médiocre, c'est à l'Université de l'Alberta qu'elle a passé la dernière année de son baccalauréat. Durant son séjour, la jeune femme a enseigné le français à des jeunes dans une école primaire d'Edmonton. "C'était un peu comme voir pousser des plantes. Je voyais les enfants progresser dans leur apprentissage de semaine en semaine. J'adorais ça."

En attendant de commencer sa maîtrise en biologie végétale en septembre, Élisabeth Fortier fait présentement un stage au Centre de recherche et de développement en horticulture (CRDH) d'Agriculture Canada à Saint-Jean sur Richelieu. Ses aspirations: faire de la recherche appliquée en agriculture et parfaire son espagnol, une langue qu'elle manie plutôt bien, depuis un stage effectué en 2002 chez un producteur de café équitable au Mexique. Enracinée dans la vie jusqu'au bout des ongles, cette adepte de la visualisation positive lance une message aux étudiants de ce monde qui cherchent leur place au soleil ou qui, de façon plus terre-à-terre, en sont encore au champ des hypothèses face à leur avenir. "L'important est de trouver sa branche, assure cette battante. Par exemple, étudier les maths, ça peut être très plate, mais si on relie cela à quelque chose de concret, ça change tout."