Au fil des événements
 

26 mai 2005

   

Université Laval

Concevoir, construire et piloter

Quelque 350 pilotes en herbe ont participé à la Classique UL

par Yvon Larose

L'école Coeur-Vaillant, un établissement de niveau primaire de l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery, a vu l'une de ses quatre équipes, la quatrième, se distinguer, le samedi 14 mai, en remportant la cinquième Classique UL, une course de tacots tenue sur le boulevard René-Lévesque à Québec. En tout, quelque 350 garçons et filles de 19 écoles de la région de Québec, de la cinquième année du primaire à la deuxième année du secondaire, ont participé à cette compétition amicale qui se voulait le point culminant d'un projet parascolaire appelé l'École en course. D'octobre à mai, ce projet a consisté pour les participants à concevoir et à construire un véhicule miniature sans moteur aux allures de voiture de course, de la planche à dessin jusqu'à l'atelier de fabrication, sous la supervision d'une vingtaine d'étudiants de la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval (FSG). L'École en course a pour objectif principal d'intéresser les élèves du dernier cycle du primaire et du premier cycle du secondaire aux domaines d'études liés aux sciences et aux technologies. L'équipe gagnante a accumulé le plus grand nombre de points dans six catégories, soit le dossier de projet, le respect de l'environnement par l'usage de matériaux recyclés, la qualité du design, l'affiche scientifique, l'esprit d'équipe et la performance.

Une piste d'environ 75 m
La compétition s'est déroulée sur une section du boulevard René-Lévesque située entre le Grand Théâtre et le parlement et préalablement fermée à la circulation automobile. La piste faisait environ 75 mètres de longueur, entre les rues Claire-Fontaine et De La Chevrotière. Trente mètres supplémentaires, avec muret de sécurité, ont servi d'aire de freinage. Les corridors, au nombre de six, étaient balisés de balles de foin. Vingt-trois petits bolides, équipés notamment d'une direction fonctionnelle permettant de tourner à gauche et à droite, d'un système de freinage et d'une ceinture de sécurité, ont pris le départ par vagues de six. Chacun des élèves présents a pu concourir au moins une fois durant la journée. La vitesse moyenne tournait autour de 30 km/h et il fallait une trentaine de secondes pour franchir la distance. Très fiables, la plupart des tacots n'ont éprouvé aucun ennui mécanique. "Les jeunes ont fait preuve de beaucoup d'imagination, indique Daniel Dupuis, coordonnateur du projet l'École en course à la FSG. Il y avait plus de dix systèmes de freinage différents, dont des plaques de frottement au sol, des freins de vélo sur les roues, des freins à disque et des freins à tambour." Selon lui, l'École en course sensibilise au travail d'équipe et à la solidarité. "Dessiner et construire un tacot n'est pas compliqué, dit-il. Le défi est de le faire en équipe."