Au fil des événements
 

26 mai 2005

   

Université Laval

La Matrice

Le Musée de l'Amérique française présente "L'oeuvre du Séminaire de Québec"

Fondé en 1668 par Mgr François de Laval, le Séminaire de Québec a joué un grand rôle dans le développement de la société québécoise. Ce foyer d'enseignement exceptionnel a mené notamment à la fondation de l'Université Laval, en 1852, première université francophone en Amérique du Nord. C'est pour rendre hommage à cette institution phare qui a servi de guide à des dizaines de générations d'étudiants que le Musée de l'Amérique française (2, côte de la Fabrique) présente depuis le 4 mai l'exposition permanente "L'oeuvre du Séminaire de Québec". Dans un décor rappelant les longs corridors étroits des résidences religieuses, l'exposition comprend quelque 120 objets - et de nombreuses photos anciennes - tirés des riches collections du Séminaire, dont certains n'ont jamais été vus du public.

C'est le cas de l'immense carte représentant la ville de Québec en 1860 qui ornait les murs de la résidence des prêtres ainsi que l'imposant étalage de clés anciennes et récentes (plus de 2 000) qui permettaient aux prêtres, aux élèves et au personnel de passer d'un bâtiment à l'autre et d'ouvrir les nombreuses salles du Séminaire. Sur fond de chants religieux, le visiteur peut notamment admirer de précieux objets de culte, dont le calice dit de Mgr de Laval, fabriqué en France en 1673, une bannière de procession cousue de fil d'or utilisée par les étudiants lors de manifestations religieuses, des bagues épiscopales, des "curs de dévotion" ainsi que des souvenirs de voyages rapportés par les prêtres que la soif de connaissances menait parfois jusqu'en Europe, en Asie et en Afrique.

Chaque zone de l'exposition comporte des photos d'époque retrempant agréablement le visiteur dans l'atmosphère tranquille et studieuse du Séminaire de Québec. Ici, des séminaristes prennent le frais dans les jardins, là, des étudiants travaillent en laboratoire, là encore des petits pensionnaires s'égaient dans la cour de récréation. On se prend à rêver d'un paradis perdu où la vie suivait simplement son cours, rythmée par la prière, les repas pris en commun et l'étude. Histoire de faire mieux connaître ce lieu exceptionnel de culture et d'enseignement qui continue encore et toujours de former de jeunes esprits avides de connaissances, les responsables de l'exposition ont concocté un circuit famille avec des questions identifiées par une clé. Et on en revient à la mission première du Séminaire qui était d'ouvrir symboliquement la porte de l'éducation, dans la poussée d'une nation en devenir.