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28 avril 2005

   

Université Laval

Quatre nouvelles chaires de recherche du Canada

L'Université compte maintenant 70 chaires et elle en totalisera 96 d'ici la fin de 2005

Quatre chercheurs de l'Université Laval viennent d'obtenir de nouvelles Chaires de recherche du Canada sur des sujets aussi variés que les systèmes d'assainissement des eaux usées, le tissu adipeux, le patrimoine religieux bâti et les procédés et matériaux pour des énergies durables.

Avec sa Chaire de recherche du Canada en simulation et optimisation des systèmes d'assainissement des eaux usées des villes dans la perspective du milieu récepteur, Peter Vanrolleghem, du Département de génie civil de la Faculté de sciences et génie (FSG), tentera de mieux comprendre les effets des eaux usées sur la qualité de l'eau des rivières dans le but de trouver des moyens pour minimiser leur impact sur les cours d'eau. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le tissu adipeux, Katherine Cianflone, du Département d'anatomie et physiologie de la Faculté de médecine, étudiera les facteurs qui provoquent l'obésité ou la lipodystrophie et les symptômes métaboliques qui les accompagnent.

Faïçal Larachi, du Département de génie chimique de la FSG, dirigera la Chaire de recherche du Canada en procédés et matériaux pour des énergies durables. Il cherchera à créer des procédés de conversion acceptables sur le plan environnemental pour accéder à l'énergie fossile et à l'eau. Ses travaux prendront en compte le développement durable, la lutte au changement climatique et le traitement des eaux. Enfin, Tania Martin, de l'École d'architecture, obtient la Chaire de recherche du Canada sur le patrimoine religieux bâti. Ses travaux exploreront de nouvelles stratégies de conservation et de gestion du patrimoine religieux.

Les trois premiers chercheurs obtiennent des Chaires de niveau 1, attribuées à des chercheurs d'expérience reconnus comme chefs de file mondiaux dans leur domaine. Ces chaires, valables pour une durée de sept ans et renouvelables au moins une fois, sont dotées d'un budget annuel de 200 000$. Pour sa part, Tania Martin se voit attribuer une chaire de niveau 2, qui appuie de jeunes chercheurs que leurs pairs jugent susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine. Valable pour une durée de cinq ans et renouvelable une fois, cette chaire est dotée d'un budget annuel de 100 000 $.

Créé en 2000, le programme de Chaires de recherche du Canada vise à aider les universités canadiennes à attirer et à conserver au pays les meilleurs chercheurs. Les sommes attribuées couvrent le salaire du titulaire et les dépenses reliées aux activités de la chaire. De plus, chaque chercheur reçoit une subvention de la Fondation canadienne pour l'innovation, qui est appariée par le ministère de l'Éducation du Québec. Un montant équivalant à 20 % de la facture totale est ajouté par des partenaires. Cette somme sert à l'achat d'équipement et de matériel nécessaires aux travaux du titulaire. Les professeurs Vanrolleghem (410 000 $), Larachi (382 000 $), Cianflone (367 000 $) et Martin (265 000 $) ont obtenu des sommes substantielles à ce programme.

Jusqu'à maintenant, l'Université Laval a obtenu 70 chaires de recherche du Canada pour un montant total de 72,8 M $. Elle devrait en compter 96 en 2005, date prévue de la fin du programme. Les chaires sont attribuées à chaque université au prorata des fonds de recherche qu'elle obtient auprès des trois grands organismes subventionnaires fédéraux (IRSC, CRSNG et CRSH).