Au fil des événements
 

14 avril 2005

   

Université Laval

La grève étudiante tire à sa fin

Une dizaine de programmes devront faire du rattrapage
par Yvon Larose

Le mouvement de grève générale étudiante contre la conversion en prêts de 103 M $ de bourses dans le programme d'Aide financière aux études du ministère de l'Éducation du Québec (MEQ) tire à sa fin. À Laval, au moment de mettre sous presse et selon les données fournies par la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), une seule association départementale du premier cycle, représentant 323 étudiants, était toujours en grève générale, soit l'ASÉTAP (Association des étudiants en arts plastiques et en enseignement des arts plastiques). Une assemblée de reconduction de la grève devait se tenir hier, le 13 avril. Le même jour, en soirée, les membres de l'Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS), réunis en assemblée générale annuelle, devaient, eux aussi, se prononcer sur la reconduction du mandat de grève générale de leur association.

Une dizaine de programmes de baccalauréat, qui comptent moins de 12 semaines de cours, devront faire l'objet de mesures de rattrapage, notamment en sociologie, en science politique et en anthropologie, vraisemblablement par l'utilisation maximale de la semaine du 25 au 29 avril, des fins de semaines et des plages horaires du soir. Certains autres programmes d'études, qui ne peuvent compléter les exigences requises avant le 29 avril, pourront bénéficier d'une prolongation jusqu'au 6 mai, à la suite d'une décision du Comité exécutif prise le mardi 12 avril.

Le 2 avril, à Rimouski, une entente de principe est intervenue entre la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec et le Ministère de l'Éducation du Québec. Cette entente prévoit un réinvestissement dans les plafonds de prêts de l'Aide financière aux études de 70 M $ en 2005-2006 et de 103 M $ par année dès 2006-2007. La FEUQ avait recommandé à ses membres d'accepter l'entente. À Laval, les deux tiers des associations du premier cycle ayant fait la grève ont rejeté cette entente. Dans un communiqué émis le 11 avril, la CADEUL a pris position contre ladite entente de principe, indiquant qu'avec l'approche imminente de la période des examens, les étudiants retournaient en classe insatisfaits du règlement proposé. "Il est clair que le retour en classe ne constitue pas un gage de l'acceptation de l'entente par les étudiants de l'Université Laval", a déclaré Antoine Houde, président de la CADEUL.