Au fil des événements
 

7 avril 2005

   

Université Laval

Forte présence de Laval au Salon du livre

par Thierry Bissonnette

Autant par le biais de livres récents que par celui de tables rondes et d'activités diverses, les professeurs et chercheurs de l'Université Laval sont encore une fois bien représentés au Salon international du livre de Québec qui se tient jusqu'au 10 avril au Centre des congrès de Québec. Sur les différentes scènes aménagées, des entretiens et des débats permettront de prendre le pouls de la pensée et du monde actuels, alors que certains romanciers, nouvellistes ou poètes dévoileront ou confirmeront leur existence littéraire.

C'est entre autres le cas de François Dumont, directeur du Département des littératures. Plus de quinze ans après son premier recueil de poèmes, ce réputé spécialiste récidive avec Brisures, une plaquette publiée aux Éditions du Noroît. Habitué du Salon, l'écrivain et chargé de cours à la Faculté de médecine Jean Désy fera quant à lui la promotion de son dernier récit, L'île de Tayara (XYZ), alors que les chargés de cours en création littéraire Anne Peyrouse et Alain Beaulieu feront de même pour Humour et poésie (Écrits des Forges) et Le joueur de quilles (Québec/Amérique). Ancien étudiant de Laval, Nicolas Dickner a déjà fait beaucoup parler de lui avec Nikolski. Ce premier roman est paru chez Alto, nouvelle division de Nota bene, maison connue pour ses nombreux essais en sciences humaines. En pleine expansion, Nota bene parraine également Le lézard amoureux, une nouvelle maison dédiée à la poésie, trois branches qui trouveront asile dans l'espace Gallimard.

Bien entendu, plusieurs essayistes associés à Laval sont de la partie, dont Hans-Jürgen Greif (La littérature québécoise, L'instant même), le stagiaire Maurizio Gatti (Littérature amérindienne du Québec, Hurtubise HMH) et l'étudiant à la maîtrise Vincent-Charles Lambert (Une heure à soi, Anthologie des billettistes québécois, Nota bene). Le géographe Luc Bureau sera aussi présent pour autographier sa nouvelle anthologie commentée Mots d'ailleurs, également publiée chez Boréal. Comme à l'accoutumée, Les Presses de l'Université Laval séjournent au kiosque 90 avec de nombreuses nouveautés.

Activités
Les thèmes de prédilection du SILQ sont cette année la question des tensions entre le religieux et la laïcité, l'environnement, les Inuits et les problèmes liés à l'adolescence. Le mercredi 6 avril étant décrété journée des aînés, c'est dans ce contexte que le chargé de cours en psychologie Jean-François Vézina s'entretiendra à 15 h 30 de son livre Se réaliser dans un monde d'images (Éditions de l'Homme). Le même jour, à 19 h, Catherine Lachaussée recevra les lauréats du Prix du livre politique, soit le Prix de la Présidence de l'Assemblée nationale, les Prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant et le Prix ministère des Relations internationales du Québec (MRI)/Ministère des affaires étrangères de France (MAEF).

Le jeudi à 17 h, c'est le doctorat d'honneur de l'Université Laval qui sera décerné, sur la scène des Rendez-vous littéraires, à Youri Afanassiev (voir article en page ). Peu après, une table ronde aborde "la découverte du pays des Inuits", laquelle accueille non seulement Jean Désy mais aussi Marcel Blondeau (Atlas des plantes du Nunavik, Multimondes), Michel Noël (Nipishish, Arts traditionnels des Amérindiens, Hurtubise HMH) et Louis-Edmond Hamelin (fondateur du Centre d'études nordiques et professeur émérite à l'Université Laval). Le vendredi, la table ronde "Les jeunes: problèmes et solutions" permettra notamment à Michel Dorais (Sains et saufs. Petit manuel de lutte contre l'homophobie, à l'usage des jeunes gays et lesbienes et de leurs amis, VLB Éditeur) de s'exprimer sur le sujet. Sur un plan plus littéraire, une autre table ronde portera sur la publication des proses de Gaston Miron (Un long chemin, 1953-1996, l'Hexagone). On y trouvera les deux responsables de l'ouvrage, Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu, en compagnie des poètes Claude Beausoleil et José Acquelin. La journée de dimanche sera quant à elle le théâtre d'un hommage au poète Jean-Noël Pontbriand, professeur qui enseigne depuis de nombreuses années la création littéraire en nos murs.