Au fil des événements
 

7 avril 2005

   

Université Laval

Campus express

Quatrième édition de l'École internationale d'été de Percé

L'École internationale d'été de Percé de l'Université Laval reprend ses activités pour une quatrième année consécutive. Au programme: huit formations intensives seront données entre le 9 mai et le 27 août en arts visuels (arts plastiques et design graphique), en architecture, en aménagement et en philosophie. L'École offrira des formations créditées de niveau baccalauréat et maîtrise ainsi que des cours de formation continue. Du 9 mai au 18 juin, Rémi Morency, architecte et chargé de cours à l'École d'architecture de l'Université Laval, donnera un atelier-séminaire d'architecture et d'aménagement. Du 27 juin au 2 juillet, le peintre et illustrateur Lino (Alain Lebrun) animera un atelier sur l'illustration d'expression. Du 4 au 9 juillet, Michael Kluckner, artiste et auteur, dirigera l'atelier "Aquarelle de voyage". Il sera suivi par l'aquarelliste Gilles Matte, du 11 au 16 juillet, avec l'atelier "Carnet de voyage". Du 18 au 30 juillet, Alexandre David, artiste et chargé de cours à l'École des arts visuels de l'Université Laval, donnera un séminaire de maîtrise sur la notion de réalisme en art contemporain. Le designer suisse Ruedi Baur, pour sa part, animera, du 1er au 7 août, une classe de maître en design sur le thème "Signalétique et scénographie". Il sera suivi, du 8 au 13 août, par la photographe Louise Tanguay avec un atelier en photographie numérique sur le thème "Nature et paysage". Enfin, Jean-Marc Narbonne, professeur à la Faculté de philosophie de l'Université Laval, clôturera les activités de l'École avec un séminaire de maîtrise en philosophie sur le thème "De Platon à Borduas". Les étudiantes et les étudiants intéressés ont jusqu'au 29 avril pour déposer leur dossier de candidature. Pour plus d'information: 656-2017 ou www.faaav.ulaval.ca/perce/programmation

Regards croisés sur la situation des jeunes en milieux autochtones

C'est sur le thème "Réalités et défis pour les jeunes en milieux autochtones contemporains: faut-il parler des problèmes ou des projets?" que se tiendra, les 14 et 15 avril, dans l'auditorium Jean-Paul Tardif du pavillon La Laurentienne, le colloque annuel du Centre interuniversitaire en études et recherches autochtones (CIÉRA). Dans la plupart des États qui englobent des populations autochtones, les moins de 30 ans représentent la moitié de la population autochtone totale. Il n'est pas rare que cette proportion atteigne 70 % dans certaines communautés. Pour prendre l'exemple de l'Amérique du Nord, il est aujourd'hui devenu un lieu commun d'aborder les réalités de ces jeunes en termes de rupture culturelle, de crise identitaire ou encore de perte de repères. Suicides, drogues, alcoolisme, souffrance et violence sociales sont des réalités bien présentes, que ce soit dans les communautés ou en milieu urbain. Mais ces réalités sont inlassablement reprises dans l'espace public - et notamment médiatique - pour informer des maux qui rongent les communautés. Cette image exprime de manière stéréotypée ce qui définirait aujourd'hui au mieux la "culture des jeunes" en milieux autochtones et véhicule un ensemble persistant de préjugés inscrits dans les relations avec les non-autochtones. Bien qu'omniprésents dans les expériences personnelles et sociales, ces problèmes ne sont pourtant pas spécifiques aux jeunes autochtones, lesquels sont par ailleurs loin d'être tous suicidaires ou délinquants. Ils investissent de nombreux espaces d'expressions (structures politiques en place, projets culturels et scolaires, initiatives sociales, créativité artistique), s'organisent au sein de structures permettant de faire valoir leur propre point de vue (conseils des jeunes, conseil des jeunes femmes), s'approprient de manière active des éléments culturels véhiculés par diverses influences (métissage) et construisent un monde en dehors de leur communauté (mobilité régionale, expérience urbaine, milieu universitaire). À travers son colloque annuel et dans la continuité d'un projet de numéro thématique de la revue Recherches amérindiennes au Québec, le CIÉRA propose donc de livrer des regards croisés. Chercheurs, étudiants, personnages clés dans les domaines politiques, culturels ou sociaux, autochtones et non-autochtones interviendront sur et avec cette majorité de moins en moins silencieuse, en interrogeant sa place, ses rôles et ses responsabilités dans les processus de reconfigurations identitaires, sociales et culturelles, et en se demandant si le fait d'aborder les initiatives pensées par et/ou pour les jeunes ne constitueraient pas une manière différente de parler des problèmes et des pathologies. Inscription: étudiants 20 $; autres 50 $. Pour toute information et pour les inscriptions, contacter Lise G. Fortin - lise.fortin@ciera.ulaval.ca, (514) 656-7596.

Les chercheurs doivent-ils prendre position?

Les scientifiques doivent-ils être des observateurs neutres ou des acteurs qui mettent leurs connaissances au service de causes qu'ils estiment justes? Ont-ils le droit de s'engager socialement? Est-ce leur rôle? Les participants du prochain Bar des sciences en débattront lors d'une rencontre qui se déroulera au Café Loft (291 Saint-Vallier Est), le mercredi 13 avril à compter de 17 h 30, autour du thème "Les chercheurs doivent-ils prendre position?". Animé par le journaliste Yanick Villedieu de Radio-Canada, cet événement réunira, entre autres, François Pothier, professeur à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation et membre de la Commission de l'éthique, de la science et de la technologie, Roger Lessard, directeur du Département de physique, génie physique et optique, et Étienne Klein, philosophe et physicien français.

Nouvel exécutif à la CADEUL

Le collège électoral annuel de la CADEUL a élu récemment le comité exécutif 2005-2006 de la confédération étudiante du premier cycle. "Tous les officiers sont des nouveaux venus dans l'exécutif et l'entrée en poste se fait en pleine grève, mais j'ai confiance que l'équipe saura relever le défi de la CADEUL", a déclaré le président élu, Antoine Houde. Les autres membres du comité exécutif sont: Julie Gauthier, vice-présidente aux affaires institutionnelles; Catheryn Roy-Goyette, vice-présidente aux affaires externes; Marc-André Lavoie, vice-président à l'enseignement et à la recherche; François Fecteau, vice-président aux affaires internes; Nicholas Poirier, vice-président aux finances, et Olivier Poulin, vice-président aux communications.

Recherche sur l'aluminium

Le Regroupement Aluminium (REGAL), un réseau de recherche sur l'aluminium qui compte douze chercheurs de l'Université Laval dans ses rangs, vient de publier Mémoire de la recherche 2004, aux Presses de l'aluminium. Réalisé avec la collaboration du Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium, cet ouvrage est un recueil des quelque cinquante projets de recherche en cours au REGAL. Le document fait suite à la présentation de la première journée des étudiants du REGAL qui a eu lieu le 27 novembre 2004 à l'Université Laval. Les auteurs y abordent les recherches sur l'aluminium sous cinq angles: la production primaire, la métallurgie, la modélisation, la mise en forme et le développement de produits. Créé en 2002, le REGAL regroupe des chercheurs de six universités et d'un cégep ainsi que des chercheurs de l'industrie de l'aluminium. Avec la parution de Mémoire de la recherche 2004, le grand public sera en mesure de constater que la recherche dans le domaine de l'aluminium est florissante et que les partenariats entre les établissements d'enseignement et les PME, de même qu'entre les entreprises liées à la production et à la transformation de l'aluminium, le sont tout autant. Pour plus de détails: www.pral.ca/.

Grand angle sur l'avenir de la SST

Comment ont évolué les conditions d'emploi et quels sont les liens avec la santé au travail? Les risques traditionnels (bruit, vibration, etc.) sont-ils contrôlés? Quels sont les nouveaux risques qui cohabitent avec les anciens? Existe-t-il des liens entre les nouvelles formes d'organisation du travail et les risques pour la santé au travail? Comment faut-il envisager la prévention des problèmes de santé et de sécurité au travail dans les prochaines années? Comment interpréter les relations entre la santé et le travail afin de développer une vision élargie de la prévention au travail? Voilà autant d'interrogations auxquelles tentera de répondre, à l'aide de conférenciers de réputation internationale, le Colloque de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail de l'Université Laval qui aura lieu à l'Hôtel Hilton Québec, le 12 avril. Le monde du travail a connu une période de croissance sans précédent ainsi que de multiples transformations dans ses conditions d'exercice. Cette croissance s'est accompagnée de nouvelles conditions d'emploi et de travail ainsi que de nouveaux risques qui interpellent les spécialistes de la prévention, les gestionnaires, les employés et les chercheurs. Pour plus de renseignements sur cette journée d'étude et d'analyse, consulter le site http://cgsst.fsa.ulaval.ca.

Le Groupe Gai dénonce un acte homophobe

Le vendredi 25 février, le Groupe Gai de l'Université Laval (GGUL) a constaté que plusieurs de ses affiches sur le thème "Soyons nous-mêmes" avaient été arrachées des babillards du campus. Cet acte était doublé de propos homophobes et de menaces de mort, rédigées en anglais et en français. En conséquence, le GGUL a décidé de porter plainte au Service de Sécurité et de prévention de l'Université Laval (SSP) et aussi à la Police de Québec. "Depuis de nombreuses années, nous faisons face à du vandalisme et à des actes homophobes. Nos affiches se font arracher, notre murale dans les corridors sous-terrains a été vandalisée et nous avons reçu des appels et des courriels homophobes. Ces actes ont toujours fait l'objet de plaintes au SSP mais n'avaient pas été publicisés, le GGUL préférant l'éducation du grand nombre à la répression d'un petit groupe voire d'une seule personne. Cependant, ce geste est allé trop loin et nous tenons à le dénoncer publiquement, fait valoir le GGUL dans un communiqué.

À l'heure de l'atteinte de l'égalité légale avec l'accès au mariage pour les conjoints de même sexe, il importe de constater que l'égalité sociale demeure à réaliser pour ce qui est des gais, lesbiennes et bisexuel(le)s. L'événement du 25 février prouve que l'homophobie est toujours présente à l'Université Laval, ce que le GGUL s'efforce de contrecarrer. Nous ne sommes pas un groupe de victimes qui s'assoient en rond pour pleurer sur notre sort. Nous sommes un groupe dynamique qui organise des activités ayant pour but une meilleure compréhension et donc un plus grand respect de la diversité sexuelle. Bien sûr, il est difficile de trouver le(s) coupable(s) des actes homophobes commis contre le GGUL, mais notre association veut faire passer le message que de telles manifestations criminelles de violence et d'intolérance peuvent s'avérer graves de conséquences légales."