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7 avril 2005

   

Université Laval

Vers un bac intégré en affaires publiques et relations internationales

par Yvon Larose

L'Université Laval implantera un programme de baccalauréat intégré en affaires publiques et relations internationales à l'automne 2005. Ainsi en ont décidé à l'unanimité les membres du Conseil universitaire, à la suite de la recommandation de la vice-rectrice aux études Christiane Piché, lors de la séance ordinaire du mardi 5 avril. Ce programme traitera des activités, tant domestiques qu'internationales, de l'appareil gouvernemental et ce, du triple point de vue de la science politique, du droit et de l'économique. Un des objectifs visés consistera, pour l'étudiant, à connaître le fonctionnement des principales institutions économiques, juridiques et politiques, tant nationales qu'internationales.

Deux solides raisons justifient la création d'un tel programme à Laval. Au cours des prochaines années, une bonne partie du personnel des fonctions publiques québécoise et canadienne se renouvellera en raison de départs massifs à la retraite. Deuxièmement, dans le contexte de la mondialisation, les gouvernements, les entreprises d'envergure internationale et les organisations humanitaires auront un besoin grandissant de personnes qualifiées en droit, en économique et en science politique, pour à la fois comprendre de manière globale les problèmes inhérents à la mondialisation et analyser les systèmes mondiaux sous plusieurs angles et selon divers types d'information.

La formation proposée sera originale en ce sens qu'elle abordera les affaires publiques et les relations internationales dans une perspective croisée. De plus, elle s'inscrira dans la philosophie d'internationalisation de la formation de l'Université Laval. Quant au succès d'un tel programme, il ne semble pas faire de doute comme l'indiquent les 635 demandes d'admission reçues l'an dernier à l'Université de Montréal pour un programme pouvant s'apparenter au nouveau bac qui sera offert à Laval.

Ce programme d'études comptera 90 crédits, dont 33 seront réservés aux cours obligatoires. Les étudiants devront réussir deux cours de langues et ils pourront choisir un cheminement avec concentration. Les quatre concentrations offertes sont: diplomatie, paix et sécurité; gouvernance économique internationale; politiques publiques et environnement; affaires publiques et management. La plupart des cours du programme existent déjà à la Faculté des sciences sociales et à la Faculté de droit. Le bac proposé donnera accès à des programmes de maîtrise, notamment en analyse des politiques et en droit international et transnational. La Faculté des sciences sociales administrera le programme. L'admission est prévue au seul trimestre d'automne. On vise 60 admissions pour la phase de démarrage et d'implantation du programme.