Au fil des événements
 

31 mars 2005

   

Université Laval

Un microcosme des Nations Unies

2 400 personnes logent aux résidences de l'Université

par Yvon Larose

Les résidences étudiantes de l'Université Laval fêteront leurs 50 ans d'existence l'automne prochain. Comme l'explique Jean-Claude Dessailliers, directeur du Service des résidences, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts en un demi-siècle. "Le pavillon Biermans-Moraud ne contenait même pas 300 chambres à l'époque, rappelle-t-il. Aujourd'hui, 2 400 personnes logent sur le campus." Le Service gère 2 277 chambres simples réparties dans quatre pavillons, quelques chambres doubles et presque 40 suites. Un étudiant reste en moyenne 2,1 ans en résidence et le taux de roulement annuel est d'environ 800 personnes. La clientèle est presque exclusivement composée d'étudiantes et d'étudiants âgés entre 18 et 25 ans. Cette année, 38 % d'entre eux proviennent de plus de 80 pays différents. "Les Français représentent la nationalité la plus nombreuse parmi les étudiants internationaux et l'Afrique est le continent le plus représenté", souligne Jean-Claude Dessailliers.

Une soixantaine d'employés réguliers travaillent au Service des résidences. Ils reçoivent l'appui, à temps partiel, d'une cinquantaine de résidentes et de résidents. Cette année, ces étudiantes et ces étudiants proviennent de 23 pays. Ils accomplissent un éventail très large de tâches reliées, entre autres, à l'entretien ménager, à l'administration, au soutien aux services et à la téléphonie. Une vingtaine d'entre eux sont affectés à l'équipe de relations d'aide des résidences. En tout temps, 24 heures par jour et 365 jours par année, ces conseillers peuvent répondre aux appels de résidents en ce qui concerne notamment des malentendus mineurs, des problèmes pratiques, des difficultés diverses et des conflits. Ils font en sorte que les gens s'entendent bien entre eux tout en prônant le respect de la liberté individuelle.

"La présence d'étudiants étrangers parmi notre personnel a un impact majeur auprès de la population de nos résidences, indique Jean-Claude Dessailliers. Celle-ci sent qu'il existe ici une sorte d'esprit communautaire où tout le monde est impliqué. Les gens comprennent aussi qu'ils sont dans un milieu international et qu'il leur faut avoir une attitude d'ouverture par rapport à la différence. Le fait de partager les installations sanitaires et de prendre leurs repas dans de grandes cuisines très fréquentées crée cette tolérance et cette acceptation. Je crois que la plus grande qualité de nos étudiants est le respect qu'ils démontrent les uns envers les autres."

Un petit village
Jean-Claude Dessailliers n'a pas de mal à comparer les résidences étudiantes à un village olympique en raison de la diversité des pays représentés et à cause de l'esprit particulier qui y règne. "Nos résidences, dit-il, ont une population plus importante que de nombreux villages au Québec. Notre rôle en est un de support à un petit village où les gens vivent ensemble 24 heures par jour. C'est leur milieu de vie. Ce support consiste à faire en sorte que l'étudiante et l'étudiant puissent retirer le maximum de profit de son séjour ici et qu'ils en ressortent enrichis par la diversité culturelle qui y existe."

Le Service des résidences se veut à l'écoute. Pour cela, il effectue à chaque année un sondage sur la qualité des services offerts. L'an dernier, à la suite de très nombreuses demandes, il a fait installer dans chacune des chambres un décodeur donnant accès aux chaînes télé spécialisées. Toujours en réaction aux sondages, la direction a abandonné le cirage des planchers dans les chambres, équipé les salles communes de nouveaux téléviseurs grand écran et amélioré l'éclairage dans les cuisines.

Comme tout hôtel, le Service des résidences doit répondre à des normes précises en matière d'hygiène et de salubrité. Diverses instances effectuent des inspections. Et des entreprises externes assurent la prévention en matière de salubrité. Il peut arriver cependant qu'apparaissent de temps à autre certaines situations problématiques touchant des insectes, bestioles ou autres parasites, ou encore qui découlent d'une perception différente de ce qu'est la salubrité. "Nos résidents arrivent de différentes régions du monde avec beaucoup de bagages et certains peuvent contenir des insectes, notamment des blattes, explique Jean-Claude Dessailliers. Nous pouvons heureusement compter sur la collaboration pleine et entière des étudiants. Par exemple, si on leur dit qu'il semble y avoir un problème de parasites dans telle chambre et qu'il nous faut également traiter les deux chambres contiguës pour enrayer le problème, leurs occupants vont accepter sans hésiter."