Au fil des événements
 

17 mars 2005

   

Université Laval

D'une seule voix

Le recteur Michel Pigeon et les présidents de la CADEUL et de l'AELIÉS ont dénoncé la coupure de 103 M$ dans le programme d'aide financière aux études


Le recteur Michel Pigeon, le président de la Confédération des association d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Olivier Cournoyer Boutin et le président de l'Association des étudiants et étudiantes inscrits aux études supérieures (AELIÉS), Antoine Goutier, ont demandé le 10 mars au ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, de réinvestir la somme coupée dans le programme des prêts et bourses afin de diminuer l'endettement étudiant.

Depuis près d'un an, les étudiants dénoncent la coupure dans le programme d'aide financière aux études qui nuit à l'accessibilité aux études en endettant les étudiants dans le besoin, rendant ainsi difficile l'insertion sociale et professionnelle des étudiants, et les empêchant de créer d'éventuelles entreprises, d'acheter des maisons, de fonder des familles, etc. Toute la société québécoise devra assumer à moyen et long terme cette décision de ne pas soutenir les étudiants dans leur cheminement.

Le recteur Michel Pigeon est depuis longtemps favorable à la cause défendue par les étudiants. La semaine dernière, il a décidé de l'affirmer publiquement étant donné le manque d'ouverture dont faisait preuve le gouvernement. "Il est décevant que le gouvernement du Québec soit allé jusqu'à couper 103 millions de dollars dans l'aide aux étudiants les plus défavorisés et à ceux qui doivent quitter leur région pour poursuivre leurs études. L'éducation doit être une réelle priorité pour une société qui veut se préparer adéquatement au défi de l'économie du savoir", a souligné le recteur.

Les présidents des deux principales associations du campus pensent qu'il est temps que le gouvernement s'engage à diminuer les plafonds prêts pour revenir au niveau qu'ils étaient avant la coupure. Olivier Cournoyer Boutin, président de la CADEUL, a rappelé que "les étudiants ont participé à toutes les consultations du gouvernement pour dénoncer cette coupure, depuis un an, ils ont également organisé une série d'actions et ils n'ont tout de même pas été écoutés, du moins par le gouvernement." "Il est dommage que les étudiants soient obligés d'aller jusqu'à considérer un moyen comme la grève pour se faire entendre, mais le gouvernement ne laisse pas vraiment d'autres choix en maintenant la ligne dure sur cette question", a affirmé Antoine Goutier, président de l'AELIÉS.