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10 mars 2005

   

Université Laval

RUBRIQUE SPIRITUALITÉ

L'eau: la vie avant le profit

Est-il normal qu'en 2005 une mère de famille du Ghana utilise un simple foulard pour filtrer l'eau sale dont elle dispose, parce qu'elle est incapable de payer le montant demandé pour l'eau potable de son quartier? De telles situations se multiplient puisqu'on donne la possibilité à plus de compagnies privées de gérer les services d'approvisionnement d'eau dans le Sud. Les statistiques à elles seules sont effarantes: on estime que près de 1,1 milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable, soit 1 personne sur 6. Lorsque la Banque mondiale consent des prêts aux pays du Sud, certaines conditions sont imposées sans consultation auprès des populations concernées. Une de ces conditions est souvent de privatiser les services publics, dont la distribution de l'eau. Dans la majorité des cas, ce sont les grandes compagnies multinationales qui en bénéficient le plus. Cette année, DÉVELOPPEMENT ET PAIX demande au gouvernement canadien de s'assurer que la Banque mondiale n'impose plus de telles conditions, que les populations participent aux décisions qui les touchent et qu'on assure un accès à l'eau potable aux plus démunis.() Nous devons appuyer ceux et celles qui n'ont pas accès à l'eau potable ou qui son menacés d'en manquer. Joignez-vous à nous et participez à notre campagne. (Texte tiré du journal Carême de partage 2005, p.7) Pour plus d'information, consultez notre site web: www.devp.org ou communiquez avec notre groupe d'étudiantes et étudiants de l'Université Laval au 656-2673.