Au fil des événements
 

10 mars 2005

   

Université Laval

Le courrier

Mise au point de la CADEUL sur la question de la modernisation de la gestion des études
Le 28 février dernier, le Conseil d'administration de l'Université Laval a finalement adopté à l'unanimité l'augmentation des frais de gestion de 1,65 $ par crédit liée au financement d'un projet visant à renouveler le système informatique de gestion des études. Contrairement à ce qu'a reporté le journal Le Soleil mardi matin, les étudiants n'ont pas cédé.

Soyons clairs, les étudiants ne sont pas d'accord avec cette hausse de frais liée à des investissements sur les infrastructures de gestion. De plus, ils ne veulent aucunement légitimer ce genre de pratique, surtout quand la concertation et l'écoute ont été absentes tout au long du dossier. Des pourparlers ont bel et bien eu lieu, comme le rapporte Le Soleil, cependant il aura fallu que le Conseil d'administration impose ces discussions à l'administration universitaire. De plus, avant que l'on puisse dire que la crise est terminée, il faudra attendre le 11 mars prochain pour que les instances officielles de la CADEUL se prononcent sur les derniers éléments survenus dans ce dossier.

Il faut aussi comprendre une chose: les membres étudiants ont effectivement voté en faveur de la proposition. Cependant, cela n'a pas été fait avec enthousiasme. Ils auraient pu voter en défaveur de cette recommandation et en faire une question de principe. Ils ont plutôt choisi une voie plus réaliste, sachant très bien que le Conseil d'administration de l'Université Laval donnerait de toute façon son accord à l'augmentation des frais. De plus, tant qu'à se faire passer des frais sans rien en retour, ils croyaient préférable d'obtenir certaines garanties sur le projet en tant que tel en plus d'une procédure plus stricte encadrant les éventuelles augmentations de frais de gestion.
Nous pouvons cibler plusieurs causes à cette augmentation. Notamment une loi-cadre sur les frais afférents et les frais de gestion qui se fait attendre. L'inaction du gouvernement pour corriger le financement de l'Université Laval qui souffre d'un manque de 11 M $ annuellement selon la grille du ministère de l'Éducation, le manque de volonté politique pour réinvestir dans le réseau universitaire qui souffre d'un manque de 375 M $ selon les différents acteurs du milieu de l'éducation et, aussi, le manque de communication entre les étudiants et l'administration universitaire, celle-ci attendant un mandat du conseil d'administration de l'Université pour entamer des pourparlers avec les étudiants.

À toutes ces causes, nous croyons fortement qu'il existe des solutions. Cependant, elles ne pourront voir le jour tant et aussi longtemps que le mode de gestion des décideurs sera la gestion de crise, c'est-à-dire d'attendre qu'il y ait un conflit avant de régler des problèmes connus de tous. L'Université Laval semble avoir compris la leçon, reste à voir si le gouvernement comprendra lui aussi le message.

L'EXÉCUTIF DE LA CONFÉDERATION DES ASSOCIATIONS
D'ÉTUDIANTS ET ÉTUDIANTES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL (CADEUL)