Au fil des événements
 

3 mars 2005

   

Université Laval

Un campus de plus en plus "vert"

L'Université demeure l'une des références au Québec pour le recyclage multimatière

par Yvon Larose

De décembre 2000 à décembre 2004, le Plan directeur pour la protection et la promotion de l'environnement sur le campus a permis la réalisation de nombreux projets. Par exemple, la modernisation du système d'éclairage dans 12 pavillons. Cette réalisation permet à l'Université de faire des économies annuelles d'électricité de 1,5 million de kilowattheures. Depuis le début de 2001, Laval a fait la récupération de quelque 3 000 tonnes métriques de différentes matières, notamment du papier et du plastique. Enfin, aucun pesticide ni herbicide n'a été utilisé sur le campus depuis cinq ans, sauf pour le traitement des ormes.

Ces données sont tirées du Rapport sur la protection et la promotion de l'environnement à l'Université Laval, un document reçu par les membres du Conseil d'administration lors de la séance ordinaire du mercredi 16 février. La gestion de l'environnement sur le campus est assurée principalement par le Service des immeubles, le Service de sécurité et de prévention ainsi que le Comité de gestion des produits chimiques, le Comité de gestion des risques biologiques et le Comité de radioprotection. Dans leur rapport annuel présenté en janvier dernier au Comité exécutif, ces comités ont fait un constat de situation jugé satisfaisant.

Économiser les ressources
Dans les quatre dernières années, le Service des immeubles a réalisé cinq projets orientés vers l'économie des ressources. L'ajout d'un bâtiment et de compresseurs pour le réseau d'eau réfrigérée est l'un d'eux. On a également rénové les bouilloires de la centrale d'énergie en plus de moderniser les systèmes auxiliaires de l'endroit. Ce dernier projet a permis d'éliminer presque totalement les fuites et les pertes d'énergie dans le réseau de distribution et de récupération. Les bouilloires ont vu leur efficacité de combustion augmenter entre 10 et 12 %. En conséquence, les émanations de fumées et les émissions d'oxydes d'azote par la cheminée de la centrale ont diminué de façon significative.

Sur le plan de la qualité de l'air dans les édifices, le Rapport mentionne le nombre élevé de plaintes relatives au confort des individus. Ces plaintes sont dues pour la plupart au dérèglement de contrôles ou à des bris d'équipement. Elles sont habituellement réglées dans les 48 heures. Quant aux analyses de polluants chimiques, aucune n'a révélé, en huit ans, un dépassement des normes environnementales. Bien au contraire: les concentrations de polluants chimiques relevées ont toujours été de loin inférieures aux normes existantes.

Toujours d'après le Rapport, l'Université demeure l'une des références au Québec pour le recyclage multimatière. Les façons de faire en vigueur sur le campus auraient inspiré ou auraient été adoptées par plusieurs universités, cégeps et municipalités. Dans l'opération de modernisation de l'éclairage dans 12 pavillons, les quelque 30 000 tubes fluorescents recyclés ont permis de récupérer près de 8 500 kilos de verre, 106 kilos d'aluminium, 570 kilos de poudre de phosphore et 0,8 kilo de mercure. Un autre exemple sont les restes de peinture. Une fois mélangés, ils servent entre autres à peinturer les fonds de casiers. Et Laval demeure le seul endroit de la région de Québec où l'on récupère les cartons de lait et de jus. Un plan d'action pour la production de compost à partir de déchets alimentaires récupérés est en voie d'élaboration à l'Université.