Au fil des événements
 

30 septembre 2004

   

Université Laval

Pourquoi vous peinturer dans le coin?

Le Centre d'orientation et de consultation psychologique présente l'exposé: "La procrastination: comment ne pas remettre à plus tard", les 5 et 6 octobre, à 11 h 30, au local 3B du pavillon Charles-De Koninck

Le scénario est fréquent: un étudiant universitaire qui remet un travail à plus tard, quitte à perdre des points, qui se retrouve la veille d'un examen, à 2 h 45 du matin, en train d'étudier parce qu'il n'avait pas encore commencé à le faire, et qui se crée des situations périlleuses pouvant entraîner, pour beaucoup, l'abandon de cours... et des échecs. Beaucoup de gens aux prises avec ce genre de problème vivent un cycle qui se répète toujours. Dans le fond, la procrastination, c'est un phénomène d'évitement. Et pourtant le salut est loin d'être dans la fuite.

La plupart des étudiants procrastinateurs ont bien réussi à l'école sans avoir à mettre trop d'efforts. Les premiers symptômes ayant sans doute commencé à se manifester au cégep, ils se sentent dépourvus une fois rentrés à l'université, car ce n'est pas normal pour eux d'investir les efforts requis. Ils s'interrogent alors sur ce qui cloche, et se demandent s'ils ont perdu leurs talents. Parmi les gens qui ont peur de l'échec, on compte aussi nombre de perfectionnistes devenus des procrastinateurs qui se fixent des objectifs irréalistes, beaucoup trop élevés. En fait, au sein de notre société obsédée par la performance, et qui a délaissé un peu la discipline pour ne pas brimer les gens, encore trop d'étudiants s'imaginent pouvoir atteindre le succès sans s'imposer de sacrifices.

Temps et psychologie
Le temps fuit, il fuit très vite pour les procrastinateurs. La recette miracle n'existe pas et on doit livrer bataille sur deux fronts à la fois: la gestion du temps (établir des priorités, des objectifs réalistes, apprendre à planifier) et les facteurs psychologiques (perfectionnisme, peur de l'échec, des contraintes, du contrôle, etc.). Et souvent, derrière, apparaît un problème de confiance en soi. La procrastination, c'est souvent le symptôme d'un malaise, de quelque chose de plus important. Le cadre de "thérapie" privilégié? D'abord les entrevues individuelles, puis, pour ceux et celles qui le désirent, le traitement en groupe, au début de chaque trimestre, au sein duquel les étudiants s'appuient, se donnent des trucs... et s'aperçoivent qu'ils ne sont pas seuls à vivre ce problème. Le Centre d'orientation et de consultation psychologique présente l'exposé: "La procrastination: comment ne pas remettre à plus tard", les 5 et 6 octobre, à 11 h 30, au local 3B du pavillon Charles-De Koninck.