Au fil des événements
 

9 septembre 2004

   

Université Laval

S'adapter pour réussir

Les études universitaires méritent qu'on s'y attarde

Par Renée Larochelle

Après 50 minutes d'étude, votre concentration commence à faiblir et une douce rêverie s'empare de vous. Lentement mais sûrement, votre esprit se dirige vers un flou artistique n'augurant rien de bon pour la réussite de cet examen qui s'en vient à grands pas. Au lieu de vous entêter à travailler, prenez simplement une pause de cinq à 10 minutes. Votre attention ne s'en portera que mieux et vos résultats également!

C'est ce type de conseils que prodigue la conseillère en orientation Laurette Maurice, dans le cadre des ateliers offerts par le Centre d'orientation et de consultation psychologique de l'Université Laval. Si vous avez manqué ce premier atelier d'une durée d'une heure qui a eu lieu le 8 septembre et dont le thème était l'adaptation aux études universitaires, vous pouvez vous rattraper le 14 ou le 15 septembre, sans inscription préalable, en vous rendant à 11h 30 au local 3B du pavillon Charles-de-Koninck. Il y sera question de la gestion du temps et de la façon de l'améliorer. Les 21 et 22 septembre, à la même heure et au même endroit, on parlera des moyens de stimuler la concentration. Il est possible de s'informer sur place des autres ateliers qui s'échelonnent jusqu'à la mi-novembre.

"Les études universitaires marquent le début d'une nouvelle vie, rappelle Laurette Maurice. À cet effet, il est important que l'étudiant mette toutes les chances de son côté pour réussir son départ." Pour éviter les bousculades et autres débordements de fins de trimestre ­ qui arrivent souvent plus vite qu'on ne le pense - Laurette Maurice recommande de prendre du temps pour planifier son temps. "Certains étudiants trouvent qu'il ne vaut pas la peine de s'installer pour étudier quand on n'a qu'une heure devant soi, par exemple. En fait, ils sous-estiment le fait que cette heure leur appartient et qu'il est important de bien utiliser les heures creuses dans une vie d'étudiant, surtout quand on a un emploi en plus de ses études." L'horloge biologique variant d'une personne à l'autre, il importe également de bien connaître son rythme et de le respecter. En d'autres termes, rien ne sert de s'évertuer à emmagasiner des connaissances au lever du jour si on se sait à son meilleur vers 10 h du soir.

Sus à l'isolement
Comme il n'y a pas que les études dans la vie, Laurette Maurice insiste sur la nécessité d'aller vers les autres, de s'intégrer à un groupe ou à une association étudiante, bref, de se créer un réseau d'appartenance. "Parfois, cela peut être aussi simple que de se mêler aux autres au moment de la pause, en classe. L'essentiel demeure de ne pas s'isoler, ce que certains étudiants ont tendance à faire lorsqu'ils se sentent dépassés par les événements, en l'occurrence, le début de leurs études universitaires." À ceux et celles qui ont envie de décrocher, Laurette Maurice conseille de ne pas se laisser aller au découragement : d'autres ont vécu la même situation et sont sortis de l'impasse qui guette les nouveaux arrivés. D'où l'importance de ne pas précipiter le choses et de se donner du temps. Souvent en effet, les choses reviennent à la normale au bout de quelques semaines. Une chose est certaine : si étudier constitue une responsabilité qu'on doit prendre au sérieux, une bonne santé mentale et physique méritent aussi notre attention. Dans cet esprit, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel, si on sent que la machine ne tourne pas rond. "C'est un acte qui coûte parfois mais qui rapporte toujours", assure Laurette Maurice.