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5 février 2004

   

Université Laval

Sports

De bonnes années en vue

Retour en force de l'athlétisme à l'Université Laval

En quinzième position l'an dernier, l'équipe masculine du Rouge et Or se retrouve présentement au quatrième rang au classement canadien universitaire et l'équipe féminine est en pleine montée. C'est avec beaucoup de fierté que les entraîneurs et les étudiants-athlètes du Rouge et Or voient leur équipe parmi les meilleurs au pays et, selon eux, ce n'est qu'un début. "Notre volet masculin est très fort et on attend des athlètes tout aussi performantes du côté féminin au cours des prochaines années", affirme l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Vincent Paquet. Celui qui en est à sa première saison à la barre du Club d'athlétisme de l'Université Laval compte en effet des jeunes femmes figurant parmi l'élite canadienne au sein du club civil Rouge et Or et celles-ci devraient devenir étudiantes à l'Université Laval au cours des prochaines années. On pense entre autres aux sprinteuses Geneviève Thibault, Laurélie Harvey, Catherine Nadeau et Pascale Delisle (qui excelle également dans les sauts), ainsi qu'à la coureuse de demi-fond Catherine Couture.

Club de développement
Paquet estime que les succès présents et futurs du club sont le résultat d'une nouvelle structure établie il y a quelques années. "Nous avons décidé de mettre en place un club de développement où l'on initie les étudiants de tous âges à l'athlétisme afin de les intégrer au Rouge et Or. On s'était rendu compte que certaines personnes n'osaient pas venir nous rencontrer ou encore abandonnaient le programme rapidement parce qu'elles ne se croyaient pas assez bonnes pour faire partie de l'élite. À l'intérieur de notre structure de développement, les individus ayant le potentiel nécessaire et qui n'ont jamais fait d'athlétisme, ou qui n'ont pas pratiqué le sport depuis longtemps, peuvent s'initier à la discipline et progresser avec d'autres athlètes de même calibre. Les meilleurs éléments sont ensuite pris en charge pour un entraînement plus spécifique pour former l'élite", explique Paquet en soulignant que le tout se fait en harmonie avec un bon esprit d'équipe. L'entraîneur-chef s'occupe plus spécifiquement de l'élite en demi-fond et est secondé par Fabrice Akué pour l'élite du sprint et des haies, Louis Brault pour le saut en hauteur, Patrick Noah pour la longueur, Jean Labrie pour le saut à la perche, Jean Pourret pour les lancers et Christin Azarian pour le club de développement.

Championnat canadien en vue
Du 11 au 13 mars, au Championnat canadien universitaire qui se tiendra à Windsor (Ontario), le Rouge et Or présentera sans doute la plus importante délégation masculine de son histoire. Daniel Blouin (intervention sportive ­ 1 500 mètres et 3 000 mètres), David Gill (enseignement de l'anglais - 600 et 1 000 mètres) et Patrick Noah (communication publique - saut en longueur et triple saut) sont déjà assurés de faire partie du contingent puisqu'ils ont réussi le standard de Sport interuniversitaire canadien dans leur(s) discipline(s) respective(s). Ils pourraient être rejoints par Hugo Marcotte (génie chimique) et Pablo Trépanier (intégration psychologique) en saut en hauteur, ainsi que par Laurent Lavigne-Massé (génie mécanique) au 60 mètres haies car ceux-ci détiennent jusqu'à maintenant l'une des douze meilleures performances au pays dans leur spécialité, une autre façon de participer au Championnat national. Chez les filles, Vanessa Lussier-Duquette (intervention sportive) au 1 500 mètres risque d'être la seule représentante de l'Université Laval.

Avant de prendre la route de Windsor, le Rouge et Or sera l'hôte du Championnat provincial qui aura lieu au stade couvert du PEPS les 27 et 28 février. Pour plusieurs athlètes, il s'agira de la chance ultime de participer au Championnat national puisque les champions provinciaux dans chacune des disciplines obtiendront un laissez-passer pour la compétition en Ontario.
Les objectifs de l'entraîneur-chef du Rouge et Or demeurent le titre de champions et une sixième place au Championnat canadien pour les hommes et une deuxième place au Québec chez les femmes. "Notre manque de profondeur pourrait toutefois jouer contre nous", indique Vincent Paquet. Nous avons des athlètes figurant parmi les meilleurs au Canada, mais nous avons toujours moins de concurrents inscrits que la plupart de nos plus sérieux rivaux. Par exemple, si dans une épreuve nous avons un athlète qui remporte l'or et qu'un autre club obtient une troisième et une quatrième place, nous avons tous deux le même nombre de points pour cette épreuve malgré notre victoire", explique-t-il. Ce manque de profondeur n'a toutefois pas trop paru lors de la présentation de l'Invitation Rouge et Or le 31 janvier dernier au stade couvert du PEPS alors que l'Université Laval remportait la compétition chez les hommes et terminait deuxième chez les femmes.

PAUL LANGLOIS