Au fil des événements
 

5 février 2004

   

Université Laval

Conseil universitaire

Vers une affirmation des compétences institutionnelles en environnement


La séance ordinaire du 3 février du Conseil universitaire a vu les membres du Conseil se prononcer à 44 contre 4 pour la création d'un programme de maîtrise en biogéosciences de l'environnement. Ils se sont également prononcés à 39 voix contre une pour la reconnaissance et la poursuite de la mise en place de l'Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société.

La recherche en matière d'environnement constitue une des forces de l'Université. Une cinquantaine de professeurs enseignent ou font de la recherche dans ce domaine et Laval offre plus de 25 cours en la matière ou dans des disciplines connexes. Mais aucun programme d'études ne porte sur une vision intégrée de la dynamique des écosystèmes, des problèmes environnementaux et des interventions humaines. Pour combler, ne serait-ce que partiellement, le besoin de plus en plus pressant pour des tels spécialistes, un programme multidisciplinaire en biogéosciences de l'environnement sera créé. Cette vision disciplinaire incorporera les sciences de la Terre, les sciences géographiques, les sciences biologiques et les sciences géomatiques, soit des disciplines ou champs d'études présentant des affinités naturelles à fortes incidences environnementales. Un des objectifs spécifiques du programme consistera à préparer l'étudiant à affronter efficacement des problématiques environnementales complexes. Dans ce but, le programme visera à développer chez l'étudiant une vision intégrée de l'environnement qui réunira la matière vivante et non vivante ainsi que les flux de matière et d'énergie qui constituent les écosystèmes répartis selon les multiples composantes de l'environnement. La particularité de ce programme d'études de 48 crédits est qu'il touchera à deux Facultés et à quatre départements.

Une structure souple
Le futur Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société se voudra une structure souple, rassembleuse, ouverte, facilitant les échanges et la production commune de connaissances. Il aura pour mission de favoriser les interfaces entre spécialistes et de promouvoir une vision d'ensemble sur la complexité des questions d'environnement, de développement et de société dans une perspective de développement durable. Ce concept consiste en la satisfaction des besoins des générations présentes sans nuire à la satisfaction des besoins des générations futures. En d'autres mots, l'on vise à concilier efficacité économique, équité sociale et intégrité écologique. De par sa nature complexe, l'environnement exige de faire appel à une gamme étendue de disciplines et de méthodes. L'Institut sera donc pluridisciplinaire et s'appuiera autant sur les sciences pures et le génie que sur les sciences sociales et humaines. Les champs d'intérêt et de recherche seront notamment les conséquences des changements environnementaux, les politiques environnementales, les problèmes d'environnement et de développement durable en milieu urbain, la qualité, la distribution et le partage de l'eau, et la responsabilité sociale des organisations.

Dans un autre ordre d'idée, les membres du Conseil universitaire ont donné le feu vert, à 47 voix contre aucune, à la création d'un programme de baccalauréat en archéologie. Ce programme sera unique en son genre au Canada. Il se distinguera par le fait qu'il se trouvera au sein d'un département d'histoire. Il ne sera donc plus considéré comme une discipline d'un département d'anthropologie. Il sera également bâti sur le principe de l'interdisciplinarité, un principe essentiel aux nouvelles pratiques de l'archéologie.

YVON LAROSE