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 30 janvier 2003

 Université Laval

Des journées trop courtes?

La gestion efficace de votre temps est un important facteur de réussite à l'université

Au Centre d'orientation et de consultation psychologique, la gestion du temps représente une des causes importantes de consultation. Selon le psychologue Dominique Dubé, deux raisons expliqueraient la crainte du manque de temps qui tenaille à l'occasion ou en permanence certains étudiants ou certaines étudiantes.
Il faut d'abord remonter à l'époque des études collégiales, où l'on n'a pas appris à gérer son temps. "Souvent, on a réussi ses études au niveau collégial sans gérer son temps, en travaillant à la dernière minute, de façon sporadique, mais sans développer une routine de travail, une régularité, sans prendre le temps de penser à planifier son temps, explique le psychologue. Au cégep, les examens sont plus fréquents, les travaux viennent plus rapidement; on a moins besoin d'y penser. Quand on arrive à l'université, on doit composer avec beaucoup de périodes où il n'y a pas d'évaluation. Alors, les étudiants ne se sentent plus pressés..." La réalité économique, qui oblige fréquemment à combiner études à temps plein et emploi à temps partiel, joue également dans l'apprentissage plus ou moins difficile de l'écoulement des heures.


Le Centre d'orientation et de consultation psychologique présentera un exposé intitulé "La gestion de son temps: comment l'améliorer", les mardi 28 et mercredi 29 janvier à 11 h 30, à la salle 3-B du pavillon Charles-De Koninck.


Se sauve qui peut
Il est possible de se sortir du bourbier de l'agenda universitaire dans lequel on aurait pu s'enliser malencontreusement. Contrairement à ce que pensent plusieurs étudiants, la gestion du temps, ce n'est pas bâtir une "grille-horaire" fixe pour la session. "C'est loin d'être le cas, car il n'y a pas deux semaines pareilles, les exigences des travaux ne sont pas les mêmes d'une semaine à l'autre", tient à souligner le psychologue.
Les mesures de redressement s'échafaudent donc en fonction de chaque individu. Première étape primordiale: établir ses priorités pour la session ou pour l'année: quels sont ses buts, ses objectifs, et ce, bien avant le début des cours. Puis à partir des syllabus distribués dans la première semaine de cours, soupeser la quantité d'ouvrage, remarquer le type d'évaluation et de travaux pour répartir la somme de travail de semaine en semaine. On peut prévoir un emploi, mais il faut d'abord le reconnaître comme une priorité, si l'on veut faire ressortir le but que l'on cherche à atteindre.

Établir ses priorités, c'est aussi, selon Dominique Dubé, apprendre à ne pas essayer d'être un étudiant parfait ou modèle. "C'est de savoir si l'on est meilleur pour étudier le matin, l'après-midi ou le soir... C'est essayer d'y aller selon son propre rythme, son fonctionnement personnel... Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix dans les objectifs qu'on se fixe. Il ne faut surtout pas tenter de suivre un modèle parfait: cela, on n'y arrive pas", avertit-il.

Le Centre d'orientation et de consultation psychologique présentera un exposé intitulé "La gestion de son temps: comment l'améliorer", les mardi 28 et mercredi 29 janvier à 11 h 30, à la salle 3-B du pavillon Charles-De Koninck.

GABRIEL CÔTÉ