6 décembre 2001

Aide financière

À la rencontre de l'autre

La Fondation de l'Université Laval appuie le Profil international

Il avait besoin de partir à la recherche de l'autre, cet inconnu. Pour y trouver une réponse, peut-être, ou une confirmation. Pour comprendre pourquoi, parfois, ce que l'on ne saisit pas fait peur. Pour se mesurer aussi. À l'histoire, aux croyances et à la diversité. À d'autres façons de faire. Sa cour n'était plus assez grande : il partirait parfaire la part de lui-même restée inachevée. Pour mieux revenir

Partir, partir, c'est bien beau mais par où commencer ? Lorsque l'on sait qu'en 1997-1998, seulement 0,9 % des étudiants canadiens prenaient part à des programmes d'échange ou à des stages de placement coopératif à l'étranger, on se doute bien que les bonnes intentions ne suffisent pas ! Pourtant, difficile désormais de penser que l'on pourra réussir pleinement une carrière en regardant de loin ce qui se passe ailleurs dans le monde. Il faut donc aller chercher une connaissance de première main.

Premier écueil rencontré par l'étudiante ou l'étudiant qui aspire à internationaliser sa formation: le manque de moyens financiers. L'expérience des dernières années dans les universités canadiennes démontre clairement que c'est d'abord là que le bât blesse. Et puis il y a toutes les formalités qui entourent l'aventure: formation préalable, inscription dans un autre établissement, équivalence des crédits au retour, etc. De quoi en décourager plusieurs !

L'Université Laval a su, bien avant d'autres établissements, flairer cette incontournable tendance qu'est la mondialisation des marchés, avec tout ce que cela implique pour ses futurs diplômés. En 1996, l'Université adoptait une politique sur l'internationalisation de la formation. Les années suivantes ont vu la mobilité étudiante s'inscrire comme façon de faire institutionnalisée et systématique. Les programmes de formation sont mis en réseaux avec ceux de partenaires universitaires et les étudiants sont encadrés du début à la fin du processus: séance personnelle de consultation, session de sensibilisation interculturelle, cours choisis à l'avance, visites, rapport de voyage. Fini l'aléatoire !

Au printemps 2000, la Fondation de l'Université Laval lançait la campagne "Cap sur le monde", sous la direction de Pierre Lortie, président et chef de l'exploitation de Bombardier Transport. Avec un objectif de 10 millions de dollars, on veut ainsi assurer un financement stable et durable au Profil international. En date d'août dernier, c'est plus de la moitié de l'objectif qui était atteint.

L'expérience aidant, le Profil international ne cesse de se bonifier. Depuis l'automne dernier, les bourses sont passées de 1000 $ à 1500 $ par session, l'aide au transport s'étend désormais à la totalité des frais de déplacement et des bourses d'immersion langagière ont été créées. En 2000-2001, 6 % des diplômés de l'Université Laval ont participé à un programme de mobilité. Et d'ici 2005, l'Université Laval vise un total de 20 % de diplôme décernés avec la mention Profil international.

Il se voit déjà débarquant quelque part en Europe de l'Est, sous un ciel chargé d'un automne aux textures et aux odeurs différentes. Il peut déjà entendre ce parler slave avec lequel il rythme ses pensées depuis un certain temps. Il prend le large. Na shledanou !

NATHALY DUFOUR