25 janvier 2001

Conseil d'administration

Une corporation pour les assistants de recherche

Dans le but d'assurer la négociation et la gestion d'une éventuelle convention collective avec les assistants et les assistantes de recherche, le Conseil d'administration de l'Université a accepté, à sa séance du 17 janvier, que soit créée la Corporation de recherche de l'Université Laval. L'apparition de la nouvelle organisation, dont l'appellation n'est pas définitive, fait suite à une requête présentée par Jacques Samson, vice-recteur aux ressources humaines.

On sait que les assistants de recherche avaient déposé une requête en accréditation en 1990, laquelle leur avait été accordée en 1996, les regroupant ainsi au sein du Syndicat des professionnelles et professionnels de la recherche de l'Université Laval (SPPRUL). "Depuis cette accréditation, nous avons contesté cette dernière devant les tribunaux, non pas par opposition à la syndicalisation, mais plutôt par opposition au caractère trop large et difficilement gérable de l'unité d'accréditation", a rappelé Jacques Samson.

La cause devait être entendue par la Cour d'appel le 23 octobre 2000. Un règlement global, tant sur le campus que dans les hôpitaux affiliés, est toutefois survenu la veille des auditions en cour. "Cette entente contient toutes les conditions que l'Université avait présentées à la Fédération du personnel professionnel des universités (FPPU) et au Syndicat local (avec lequel nous avons d'ailleurs toujours maintenu le contact), notamment le morcellement de l'accréditation en trois unités plus facilement gérables et la création d'une corporation de gestion du personnel pour faire en sorte que ces personnes ne soient pas immédiatement et directement à l'emploi de l'Université", a fait savoir le vice-recteur aux ressources humaines.

Les membres du Conseil d'administration ont non seulement approuvé la création de la corporation, mais ils ont aussi entériné la convention à intervenir entre l'Université Laval et cette dernière. Les assistants et les assistantes de recherche, précisons-le, sont habituellement des personnes de niveau professionnel, titulaires d'au moins un baccalauréat, engagées par des professeurs chercheurs ou des professeures chercheuses à même les subventions ou les contrats de recherche.

GABRIEL CÔTÉ