11 janvier 2001

Campagne de Mira-Laval, le 18 janvier

L'objectif de 30 000 $ servira à former deux chiens-guides

La campagne de la Fondation Mira se tiendra sur le campus le jeudi 18 janvier. L'activité de sollicitation revêt toutefois, cette année, un cachet particulier: c'est la 20e campagne de la Fondation dans la région de Québec (qui se déroulera d'ailleurs du 15 au 19 janvier) et la 16e dans la Cité universitaire. D'où le thème fort approprié: "Il était une fois, voilà déjà 20 ans, un chiot qui voulait devenir chien-guide".

"Lors de la première édition, quelques bénévoles avaient réussi à recueillir 4 200 $ auprès de la population de l'Université, raconte Gilles D'Amboise, directeur du Service des activités sportives et président de la campagne 2001 de Mira-Laval. Depuis, l'objectif n'a cessé de croître et l'organisation de se raffiner. Aujourd'hui, la campagne Mira-Laval permet de réunir suffisamment de fonds pour financer annuellement la formation de deux magnifiques chiens-guides qui sont donnés à des non-voyants."

Un tiers de million
Les quelque 300 bénévoles de Mira espèrent ainsi recueillir 30 000 $ à l'Université Laval. On les apercevra donc, le jeudi 18 janvier, dans les entrées des pavillons en train d'offrir divers articles à l'effigie de la Fondation Mira, dont les prix oscilleront entre 4 $ et 10 $. Il sera possible, à ce moment, d'acheter affiche anniversaire, épinglette, stylo, porte-clés, jeu de cartes, signet, tapis à souris, plaque d'auto et foulard.

Les campagnes qui ont eu lieu à l'Université ont rapporté jusqu'à présent 345 214,37 $, une généreuse contribution qui a rendu possibles l'achat et l'entraînement de 23 chiens-guides. Un chien-guide coûte approximativement 15 000 $ avant d'être opérationnel, indique la Fondation Mira. Il aura fallu auparavant qu'il reste pendant 15 mois dans un foyer d'accueil, qu'il soit ensuite dressé durant six mois et qu'il suive une formation de 28 jours en compagnie de son maître. Le chien Mira ­ qu'il soit labrador, bouvier bernois ou labernois ­ est alors prêt à "prendre le collier" pour une période allant de six à huit ans.


GABRIEL CÔTÉ