8 juin 2000

Développement

Naissance d'une technorégion

Le nouveau Plan d'action du Parc technologique du Québec métropolitain mise sur la notoriété, le potentiel et la valeur ajoutée

Le président du conseil d'administration du Parc technologique du Québec métropolitain et recteur de l'Université Laval, François Tavenas, a rendu public, le jeudi 1er juin, le plan d'action 1999-2004 de la nouvelle corporation privée à but non lucratif qui gère dorénavant ce parc. "Nous misons sur la présence d'entreprises technologiques et de R&D fortes, sur le potentiel énorme relié à des secteurs d'activité en pleine croissance, sur l'émergence de l'économie du savoir comme élément stratégique de développement de l'emploi et sur un contexte de mondialisation de plus en plus évident et dynamique pour les technopoles et les technorégions, a affirmé François Tavenas. Le Parc technologique du Québec métropolitain s'est résolument engagé dans la voie du succès et de l'excellence dans des créneaux où il se distingue déjà."

Malgré le départ du parc de certaines entreprises du secteur du multimédia et des NTIC, principalement, on remarque une croissance nette des emplois de l'ordre de 5 % depuis un an, reliée à l'arrivée de nouvelles entreprises seulement. On a assisté en effet à l'arrivée de 17 nouvelles entreprises qui ont créé 299 emplois. Certaines de ces entreprises sont sur le point de devenir des leaders mondiaux dans leurs domaines respectifs. Le Parc technologique compte actuellement quelque 2 950 travailleurs dans une centaine d'organisations différentes. Le projet de Cité de l'optique est un des éléments moteurs de sa stratégie de développement , en collaboration étroite avec différents partenaires privés et gouvernementaux.

Un lieu de convergence
François Tavenas insiste sur le besoin impérieux de faire de Québec une technorégion, avec tout ce que cela comporte comme implications, ainsi que le propose une étude de la firme Roche et de GéoAlliance (février 2000) réalisée pour le compte de la Communauté urbaine de Québec. "Le Parc technologique agit comme un des éléments clés de ce système d'innovation technologique régional et suscitera de plus en plus la concertation nécessaire pour y parvenir, précise-t-il. Ce parc est un lieu différent d'un centre industriel. C'est d'abord un lieu de convergence de l'innovation, de la recherche et des affaires, dans le contexte de l'économie du savoir."

Le Plan d'action 1999-2004 du Parc technologique du Québec métropolitain propose une mission renouvelée pour l'organisation et des objectifs qui vont dans le sens des orientations adoptées par ses administrateurs, qui représentent l'ensemble des grands partenaires socio-économiques de la région métropolitaine de Québec "Cette mission est associée à une vision logique et dynamique: être reconnu comme un parc technologique de calibre international et agir comme leader de la haute technologie en visant la création d'une technopole régionale", fait valoir le recteur de l'Université Laval.

La nouvelle mission du Parc consiste à favoriser son développement en supportant l'implantation et la croissance d'entreprises de haut calibre et en offrant à ses résidants des services à valeur ajoutée et des infrastructures de qualité sur un site de classe mondiale, au bénéfice du développement économique de la grande région de Québec. "Cette mission colle certainement à la réalité, pense François Tavenas, puisque des entreprises se sont installées et d'autres sont sur le point de le faire, en toute connaissance de cause et avec la certitude qu'il s'agit du meilleur choix pour leur évolution." Pour Ghislain Théberge, de Système EnviroBio (génie environnement), Alain Chandonnet, de TeraXion (fibre optique) et pour Nancy Martineau, de Bego Canada (implants dentaires), le Parc technologique du Québec métropolitain propose les conditions idéales pour l'atteinte de leurs objectifs avec, en avant-plan, l'accessibilité et la crédibilité. "Avoir pignon sur rue au Parc, c'est mettre déjà toutes les chances de son côté", résume Nancy Martineau.

Visibilité, crédibilité, prospection
Le défi est grand pour le Parc technologique. Son président en est conscient mais il croit que tout est maintenant en place pour rencontrer tous les objectifs fixés par le plan d'action de l'organisation. " Augmenter la notoriété, la crédibilité et le rayonnement du Parc; effectuer la prospection d'entreprises technologiques sur tous les marchés (nationaux et internationaux); contribuer au développement de la technorégion; offrir des services à valeur ajoutée aux entreprises du Parc; favoriser le développement immobilier et l'aménagement du territoire du Parc; développer un sentiment d'appartenance chez les dirigeants et les employés des entreprises du Parc : voilà nos grands objectifs", précise-t-il.

Pour chacun de ces objectifs, des moyens d'action sont prévus. Ils impliquent la collaboration de nombreux partenaires, dont la Société de promotion économique du Québec métropolitain (SPÉQM) pour la prospection internationale; un Club des ambassadeurs et les associations nationales et internationales (technopoles, etc.) pour le rayonnement à l'étranger; le réseau de l'éducation (collégial et universitaire), pour la formation et la R&D; les promoteurs des divers projets technologiques régionaux tels, AgBioCentre (Lévis), l'Institut de nutraceutique (Université Laval), la Cité de l'Optique, l'antenne du Parc sur la Rive-Sud de Québec; un réseau d'expertises aux entreprises résidantes (exportation, etc.); les intervenants du secteur immobilier régional; l'Association des résidants du Parc, les médias d'information et l'ensemble des intervenants socio-économiques de la grande région de Québec et d'autres milieux concernés.