28 octobre 1999

Inauguration du nouveau pavillon Palasis-Prince

La Faculté des sciences de l'administration est maintenant prête à satisfaire aux exigences de la nouvelle économie du savoir

Le recteur François Tavenas et le ministre de l'Éducation du Québec, François Legault, ont procédé, le jeudi 21 octobre, à l'inauguration du nouveau pavillon Palasis-Prince. Ce pavillon abrite la Faculté des sciences de l'administration, qui fête en 1999 son 75e anniversaire, et a fait l'objet de travaux d'agrandissement et de rénovations d'une valeur de 21,5 millions de dollars au cours de la dernière année.

Construit en 1952, le bâtiment actuel a été entièrement rénové et remis aux normes. L'ajout d'une superficie nette de 4,100 m2 a constitué l'élément majeur de la rénovation du pavillon. Ces travaux ont donné lieu à l'intégration d'infrastructures technologiques de haut niveau et à l'implantation de centres de recherche et de chaires d'enseignement et de recherche en partenariat avec l'industrie. Dès cet automne, plus de 4 000 étudiants ont bénéficié du nouvel environnement physique plus fonctionnel, plus vaste et entièrement adapté aux nouvelles technologies. Sources de financement des travaux: programmes gouvernementaux,14,25 millions; La Fondation de l'Université Laval, 3,25 millions; Campagne spéciale de financement "L'urgence d'agir", 4 millions.

Urgence en la demeure
La Campagne spéciale de financement "L'urgence d'agir", lancée en février dernier par le doyen de la faculté, Bernard Garnier, est présidée par Claude Lessard, président et chef de la direction de Cossette Communication Marketing. À ce jour, la Campagne a recueilli
3 224 000 $, soit 80 % de son objectif. Elle se poursuit jusqu'en septembre 2000."Je m'empresse de féliciter et de remercier les membres du personnel, les étudiants et les amis de la Faculté ainsi que les entreprises donatrices pour leur soutien et leur générosité, a déclaré le recteur François Tavenas. Si cette campagne progresse si bien vers l'atteinte de son objectif, il faut en attribuer le mérite au président, M. Claude Lessard, et à son équipe. Par leur dynamisme et leur force de conviction, ils ont fait valoir l'importance d'investir dans l'enseignement supérieur pour entrer dans l'économie du savoir et donner à nos futurs diplômés les compétences nécessaires à l'innovation scientifique et technologique."

"La Faculté des sciences de l'administration est prête à satisfaire aux exigences de la nouvelle économie du savoir, a poursuivi François Tavenas. Les installations modernes dont elle vient de se doter vont accroître son rôle comme partenaire du monde des affaires et lieu de rassemblement des acteurs de la scène économique régionale. Elles lui permettront de structurer et de renforcer ses actions de recherche par la mise en place de laboratoires spécialisés comme le Laboratoire en logistique et gestion manufacturière ou la Chaire en gestion des technologies de l'information. Elle lui permettront aussi d'accroître sa présence sur la scène internationale en lui donnant une capacité accrue d'accueil d'étudiants étrangers et une capacité de rayonnement à l'échelle de la planète par l'usage des technologies de l'information."

L'éducation, de nouveau prioritaire?
"Nous sommes entrés dans l'économie du savoir. Pour prendre notre place dans cette économie, nous n'avons pas d'autre choix que d'investir en éducation. Cela reste, j'en suis convaincu, l'investissement le plus profitable pour l'avenir de notre société", a déclaré de son côté le ministre de l'Éducation, François Legault, en rappelant qu'il travaille actuellement en partenariat avec les recteurs des universités du Québec dans trois chantiers majeurs: un énoncé de politique à l'égard des universités (voir article en page couverture), une politique de financement et un plan stratégique de réinvestissement.

"Je suis pleinement conscient que les dernières années ont imposé aux universités une grande discipline et des sacrifices, a déclaré le ministre de l'Éducation. Il a fallu couper dans les dépenses, repenser les modes de fonctionnement, questionner les programmes et les activités. Le gouvernement du Québec n'avait pas le choix: il nous fallait rétablir l'équilibre budgétaire car autrement, nous aurions compromis encore davantage notre avenir. La rigueur dont le gouvernement a fait preuve au cours de ces années permet maintenant d'anticiper un avenir meilleur et d'envisager un réinvestissement dans des secteurs jugés prioritaires, l'éducation en étant un de toute évidence pour moi."