28 octobre 1999

L'industrie bioalimentaire a un brillant avenir dans la région

Quatre nouvelles filières à valeur ajoutée, des entreprises jeunes et bien encadrées

Pierre Boulanger, président et directeur général de la Société de promotion économique du Québec métropolitain (SPEQM) et Jean-Maurice Plourde, directeur général du Centre québécois de valorisation des biomasses et des biotechnologies (CQVB) ont présenté, le 5 octobre, à l'occasion de la première activité de la saison du Cercle Bioalimentaire de l'Université Laval, le document Profil sectoriel Québec/Chaudière-Appalaches ­ Transformation bioalimentaire réalisé pour la SPEQM par le CQVB auprès des industriels et des centres de recherche de la région de Québec. "Les objectifs de cette étude, a souligné Pierre Boulanger, étaient d'identifier dans le secteur bioalimentaire les filières distinctives, les lignes de forces de la région et les pistes de consolidation et de développement de ce secteur."

Des filières porteuses
Les informations recueillies au cours du printemps 1999 auprès d'une centaine d'entreprises et d'une quinzaine de centres de recherche de la région de Québec ont permis de faire ressortir quatre filières porteuses de produits de transformation à valeur ajoutée en plus des filières dites traditionnelles. D'une part, le profil confirme le fait que la filière des produits de santé, qui inclut les aliments fonctionnels et les nutraceutiques, est l'une des filières porteuses qui caractérisent la région. Il met en évidence, d'autre part, que la transformation alimentaire se développe selon d'autres filières à valeur ajoutée tout aussi originales et prometteuses telles que les produits fins, les produits de fantaisie et les spécialités régionales.

Le profil précise que ces nouvelles filières à valeur ajoutée se caractérisent par des entreprises jeunes, avec des produits originaux à fort potentiel d'exploitation. Pour faciliter leur croissance, elles doivent pouvoir compter sur de multiples ressources. Parallèlement, on constate dans la région, plusieurs centres et groupes de recherche et de formation ainsi que de nombreux intervenants publics et privés qui s'investissent dans des activités de réseautage, de développement technologique et de financement dans le domaine du bioalimentaire. Selon Jean-Maurice Plourde, "Le profil démontre que l'infrastructure en place et les ressources existantes sont en mesure d'assurer l'encadrement des jeunes entreprises et de se mobiliser comme elles le font présentement pour les aliments fonctionnels et les nutraceutiques. "

Gastronomie, saveur et santé
La synergie entre ces acteurs régionaux repose sur une vision du développement qui mise sur les forces de la région en matière de gastronomie, de saveur et de santé. En effet, cette industrie de la transformation bioalimentaire s'harmonise avec la réputation touristique et gastronomique de la région; elle se veut aussi une industrie en émergence qui doit se démarquer, non seulement par la qualité et la saveur de ses produits, mais aussi par leur haute qualité nutritive et leurs effets positifs sur la santé.

Horizon 2003
Le profil sectoriel débouche sur une stratégie d'intervention - horizon 2003, qui suggère la façon de mettre en place des conditions qui favoriseront l'émergence et la croissance de chacune des filières à valeur ajoutée de la région en particulier dans les axes de développement des marchés, de développement des produits et le développement des approvisionnements.

Pour chacun des axes, une stratégie d'actions à entreprendre est développée en établissant tout d'abord une synthèse des principales forces, faiblesses, opportunités et contraintes dans chacune des filières des produits à valeur ajoutée. De cette synthèse, il se dégage de nouveaux défis, au cours des trois prochaines années, pour les principaux intervenants privés et publics qui offrent un support au développement de ces filières.

Dans le cas du développement des marchés, le défi est d'ajouter aux ventes locales l'accès à des marchés internationaux ou d'une manière plus imagée, il est maintenant temps de passer "du kiosque touristique aux grands marchés". En ce qui concerne le développement des approvisionnements, le défi est d'élargir les sources d'approvisionnement pour assurer une qualité, une diversité et une croissance de la production, c'est-à-dire, passer "de l'achat à l'approvisionnement stratégique". Enfin, pour le développement des produits, le défi consiste à dépasser la simple production artisanale pour arriver à une production industrielle soutenue, ou, en d'autres mots, il est maintenant venu le temps de passer "de la cuisine à l'usine".

Le profil et la stratégie sont des outils de première ligne qui permettront à la SPEQM de favoriser l'expansion des entreprises par le réseautage et les ouvertures de marchés. Le potentiel de développement dans le secteur bioalimentaire constitue un élément important du positionnement de la région de Québec Chaudière-Appalaches et permettra à la région de s'inscrire résolument comme pôle d'excellence nord-américain. Pour plus d' informations, visitez le site Web www.cqvb.qc.ca