28 octobre 1999

Cours sur la communication interculturelle

Une démarche interactive offerte en janvier prochain


En cette ère de mondialisation des échanges, à l'heure où Internet rétrécit constamment les frontières, et au moment où l'internationalisation des études est en train de faire sa niche à l'Université Laval, le cours que donnera Amra Ridjanovic en janvier, au Département d'information et de communication de la Faculté des lettres, tombe on ne peut plus à point.

Ce sera en effet la première fois que l'Université intégrera dans son répertoire des programmes de 1er cycle un cours portant sur la communication interculturelle. "Il y a beaucoup d'étudiants ici qui n'ont pas eu de contacts avec des gens d'autres cultures ou qui hésitent quand ils en rencontrent, constate la chargée de cours d'origine yougoslave (Bosnie). Le projet que j'ai présenté au Département d'information et de communication répondra ainsi complètement à l'objectif de sensibilisation à l'"interculturel" que veut atteindre, entre autres, la politique d'internationalisation des études de l'Université Laval."

Femme "interculturelle", Amra Ridjanovic l'est sans aucun doute à plus d'un point de vue. Elle est établie au Québec depuis 13 ans et elle est titulaire, notamment, de diplômes de baccalauréat en communication de l'Université du Maryland et de maîtrise en communication de l'Université du Minnesota. Le genre de cours de communication qu'elle proposera aux étudiants et aux étudiantes de l'Université Laval existe depuis une quinzaine d'années aux États-Unis, fait remarquer la Québécoise d'adoption.

Une démarche interactive
Le cours "Communication interculturelle internationale" (COM-20874) sera offert dans le cadre des cours à sujets spéciaux du Département d'information et de communication. Il s'adressera à 45 étudiants et étudiantes de l'Université. Amra Ridjanovic préconisera deux approches de formation : l'une de "culture générale" (dont le but est la préparation aux interactions dans n'importe quelle culture), et l'autre de "culture spécifique" (par exemple, par des comparaisons puisées dans les cultures américaine, française, anglaise, allemande, arabe, chinoise, japonaise, mexicaine, russe, québécoise, etc.)

"Le cours s'attardera à élucider les notions de stéréotype, de préjugé, de choc culturel, d'ethnocentrisme, d'ethnorelativisme et d'éthique en interactions interculturelles", précise par ailleurs la chargée de cours. Cette dernière privilégiera une démarche interactive reposant sur des exposés magistraux, des discussions, des exercices, des simulations, des études de cas, des présentations vidéo, des témoignages et des présentations de travaux.


GABRIEL CÔTÉ