16 septembre 1999

Les futurs enseignants pourront faire leur stage

Les finissantes et les finissants inscrits aux programmes de Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement au primaire (BEPEP) et de Baccalauréat en enseignement au secondaire (BES) de la Faculté des sciences de l'éducation ont enfin vu lever la menace qui mettait en péril la réalisation de leur stage terminal dans les écoles de la région.

Le boycott de l'accueil de stagiaires, que maintenait depuis le début de la présente année scolaire l'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) représentant quelque 400 directeurs des régions de Québec (excepté l'ex-Commission des écoles catholiques de Québec) et de Chaudière-Appalaches, a en effet été levé à la suite d'une entente intervenue le 10 septembre entre le ministère de l'Éducation et les associations des 3 600 directeurs d'écoles du Québec sur la manière de régler le dossier de leurs conditions de travail. Les membres de la "dissidente" AQPDE ont décidé, pour leur part, de rentrer dans le rang le lundi 13 septembre en soirée.

Minimiser les conséquences négatives
"Si la décision était venue deux semaines plutôt, les effets auraient été moins importants, déplore Jean-Claude Gagnon, doyen de la Faculté des sciences de l'éducation. Nous sommes tout de même bien soulagés, rajoute-t-il, car nous pourrons poursuivre l'année en essayant de minimiser les impacts négatifs."
Les répercussions du boycottage des directeurs d'école de Québec-Chaudière-Appalaches se feront ainsi sentir tout au long et au-delà de l'année universitaire 1999-2000, et plusieurs futurs enseignants et enseignantes connaîtront des mois passablement perturbés, admet le doyen.

Plan d'urgence en vigueur
Soulignons que la direction de la Faculté des sciences de l'éducation avait devancé l'accord conclu entre le MEQ et l'ensemble des directeurs d'école en dévoilant aux étudiants et aux étudiantes, vendredi midi, les modalités d'un plan de rechange. Ce sont ces mesures d'urgence qui prévaudront au cours des mois à venir.

Ainsi, une centaine de finissants de décembre 1999 de divers programmes spécialisés (BEÉP, BÉM, BEAP, BEALS) effectueront leur stage dans les écoles de l'ancienne CECQ. Les "finissants de décembre" du BEPEP feront, quant à eux, leur stage long à l'ex-CECQ et dans l'ensemble du réseau des écoles associées. Plus de 300 "finissants d'avril" du BEPEP devront subir, de leur côté, une permutation de session: leur stage long de l'automne sera reporté à l'hiver. Le stage d'automne des finissants du BES ­ ils sont environ 200 ­ sera écourté: il durera 9 ou 10 semaines au lieu des 15 semaines habituelles. Celui-ci pourrait débuter dès la dernière semaine de septembre.

Par ailleurs, les quelque 1 500 stagiaires des 1re, 2e et 3e années ­ donc, les non-finissants ­ pourront se rendre comme prévu dans une école primaire ou secondaire durant l'automne 1999 ou l'hiver 2000.


GABRIEL CÔTÉ