16 septembre 1999

LES ARTS

La musique à bouche de Pierre Bourgault
Face à la simplicité et à l'épurement, on éprouve une sensation d'infinité et de fluidité devant certaines oeuvres de Pierre Bourgault. Une impression d'être sur un plancher houleux et de faire partie d'un voyage maritime. Avec Musique à bouche, sa dernière installation, qui est présentée à la Galerie des arts visuels jusqu'au 3 octobre, les objets s'étendent à l'horizontale mais s'érigent à la verticale comme autant de lutrins qui viendraient contrecarrer par l'imaginaire cette idée que "l'on ne peut physiquement rien dresser sur l'eau". Cette horizontalité chère à Bourgault au sein de son travail de sculpteur et tributaire de son expérience de la navigation contribue aussi à assurer ce territoire infini dans un espace intime.

L'inusité de ce projet porté par un mouvement ondulatoire nous conduit sur un autre territoire dont l'espace se laisse écouter. De fait, comme une portée musicale, cet alignement de lutrins suggère un dispositif sonore. La trame que l'on entend émet des récits de contes relatant des histoires vécues dont il ne reste que des sons, des syllabes et des mots tronqués tels les vagues qui se cassent après un roulement. Bourgault renoue ainsi avec une tradition familiale de conteurs dans sa région. Il s'attarde cependant à l'attention de communications sans objet, à des combinaisons aléatoires et au côté agréable d'une simple distraction. À ce désir de rejoindre le monde ...

Cette musique se situe en dehors du système de la langue. Un code fait office de repère mais ne dessert que la visualité. En musique, ce sont le timbre, la rythmique, le mode d'attaque et l'intensité qui prédominent. C'est pour ces qualités que l'artiste s'est amusé à détrôner le mot de son monopole, à sortir le son en dehors du langage parlé et écrit pour n'en retenir que ses modulations et sa musicalité. Tout comme l'ont fait auparavant, au début du XXe siècle, les artistes s'employant à expérimenter de nouvelles formes dans la poésie et à l'introduire comme matériaux dans l'art moderne. Ici Bourgault a surtout recours à la force de la voix, au souffle, à l'énergie et à ses différentes intensités entrecoupées par des silences. Le son comme aspect nouveau dans ce travail perpétue une certaine poétique du mouvement tout en créant un nouvel espace phonétique.

Vernissage le jeudi 9 septembre à 16 h. La Galerie des arts visuels est située au 255 boulevard Charest est. Heures d'ouverture : mercredi au vendredi, de 9 h 30 à 16 h ; samedi et dimanche, de 13 h à 17 h.

SONIA PELLETIER

Le premières fantaisies de Jean Grenier
L'artiste-peintre Jean Grenier expose présentement ses plus récentes oeuvres à la galerie de la salle Albert-Rousseau, au Cégep de Sainte-Foy (2410, chemin Sainte-Foy), sous le thème "Premières fantaisies". "Depuis 1997, ma peinture a changé énormément. Je ne traite plus mes sujets de façon conventionnelle, mais plutôt de façon fantaisiste. Je transforme les natures mortes aussi bien que les scènes de rue pour leur donner un côté amusant et personnel. Cette recherche de ligne audacieuses me procure beaucoup de plaisir et de satisfaction. On y retrouve toujours une palette de couleurs soutenues et une perspective très développée. Les espaces urbains de Québec et de sa banlieue sont devenus une source d'inspiration privilégiée", confie-t-il.
Soulignons que Jean Grenier est à l'emploi de l'Université Laval depuis 26 ans. Il est technicien expert au Département de phytologie de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation. Son exposition est placée sous la présidence d'honneur de Paul-Émile Lemieux. Elle se tient jusqu'au 30 octobre.


FACULTÉ DE MUSIQUE

Poésies et musiques de Catalogne
Invités au Québec par Françoise Cantin, professeure de littérature au programme de Musique du Cégep de Sainte-Foy, les poètes catalans Anna Montero, Miquel Desclot et Jaume Subirana liront leurs poésies (en catalan et en français) lors de l'événement "Poésies et musiques de Catalogne" le vendredi 24 septembre, à 19 h 30, en la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault Cet événement revêt une grande importance culturelle puisque c'est la première fois que des poètes catalans sont invités au Québec pour présenter leur poésie. Les participants: Anne Montero (Valence), Miquel Desclot (Barcelone) Jaume Subirana (Barcelone), Guy Cloutier (Québec, poète, critique, animateur et professeur), Léa-Marie Cantin (Québec), Rachel Martel (Québec), Hélène Fortin (Québec) et Rémi Ménard (Québec). L'entrée est libre.

Concours solo avec orchestre
La Faculté de musique est heureuse d'annoncer la tenue de l'épreuve éliminatoire du Concours solo avec orchestre, le samedi 25 septembre, de 8 h 30 à 17 h,à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault. Au cours de l'épreuve éliminatoire, chaque candidat présente, avec accompagnement au piano, deux extraits du répertoire qu'il ou elle jouera éventuellement avec orchestre à l'épreuve finale. Au terme de cette épreuve, le jury retiendra un maximum de quatre finalistes. Lors de l'épreuve finale, qui aura lieu le mercredi 8 décembre, à 20 h, en la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm, les finalistes seront accompagnés par l'Orchestre de la Faculté de musique en collaboration avec l'Orchestre Symphonique de Québec sous la direction de Jean-Marie Zeitouni. Cette étape du Concours solo avec orchestre est présentée dans le cadre des Journées de la culture, édition 1999. Entrée libre.

Les mardis musico-poétiques
La Faculté de musique vous invite à passer un moment agréable en assistant à la première de la série "Les Mardis musico-poétiques", le mardi 28 septembre, à 16 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault. Organisée et animée par Chantal Masson-Bourque, professeure, altiste et chef de choeur à la Faculté de musique, en collaboration avec la Faculté des lettres, cette activité propose une heure de poèmes et de pièces musicales jouéesditsou chantées par des étudiants et des professeurs de la Faculté de musique et d'ailleurs.

Concert commenté "Gottschalk Gala"
La Faculté de musique présente un concert commenté "Gottschalk Gala" par la pianiste Barbara Geary. Ce concert aura lieu le mercredi 29 septembre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault. L'entrée est libre. Madame Geary nous fera partager la musique, la vie et l'humour de Louis Moreau Gottschalk (1829 ­ 1869), compositeur américain, pianiste et star du Nouveau Monde à l'époque d'Abraham Lincoln.
Barbara Geary, pianiste américaine, a fait ses études musicales à l'Indiana University où elle était l'élève de Frederick Baldwin, puis à Paris sous la direction de Vlado Perlemuter (boursière du gouvernement français). Elle fut par la suite professeur de piano à Ohio University, à l'Université de North Carolina (Chapel Hill), et Oklahoma State University. Elle a présenté de nombreux concerts dans plusieurs états des États-Unis, ainsi qu'en France, en Angleterre, en Écosse, en Espagne, en Grèce, en Suisse, en Allemagne, au Portugal et au Canada. Depuis 1991 environ, Barbara Geary présente des concerts commentés sur la musique et la vie de Louis Moreau Gottschalk. Gottschalk avait présenté un concert en la salle St-Roch du Théâtre St-Louis, à Québec les 6 et 7 juillet 1862. Madame Geary est membre de la American Liszt Society et de la College Music Society. Elle est également un des membres fondateurs de la Société Gottschalk.

Musique de chambre sur instruments anciens
Le jeudi 30 septembre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault, aura lieu un concert de musique baroque sur instruments anciens. L'entrée est libre.
Les interprètes de ce concert sont Louise Le Comte-Poirier à la flûte à bec, André Papillon à la flûte traversière baroque, Lyne Lavigueur à la viole de gambe et Pierre Bouchard au clavecin. L'ensemble aura le plaisir de vous interpréter des oeuvres de Teleman (1681 ­ 1767), de Händel (1685 ­ 1759), de Carl H. Graun (v.1703 ­ 1759), de J. J. Quantz (1697 ­ 1773) sans oublier J. S. Bach (1685- 1750). Entrée libre.