2 septembre 1999

Les bons outils pour le bon emploi

Le marché du travail étant devenu ce qu'il est, c'est-à-dire un monde de compétition féroce, de précarité, de grande mobilité, de mondialisation des marchés, il ne suffit plus aujourd'hui de se contenter de quelques visites au Service de placement, pour s'y adonner au lèche-vitrine.

Le contexte actuel fait dire à Micheline Grenier, directrice du service, que les chercheurs et les chercheuses d'emplois devront dorénavant démontrer une attitude plus engagée. "C'est pourquoi il est important de favoriser le développement de l'autonomie des étudiants et des étudiantes et de les sensibiliser à leur propre responsabilité dans leur intégration à l'emploi et leur réussite professionnelle", indique-t-elle.

Toute une panoplie
Les ressources et les outils de toutes sortes ne manquent donc pas au Service de placement de l'Université Laval, situé au 2447, pavillon Alphonse-Desjardins.

Premier instrument d'importance: le Centre de documentation, pivot des ressources documentaires du service. Abondante documentation sur les compagnies, répertoires par activités économiques (listes de tous les employeurs du Québec et du Canada par catégories), Bulletin de l'économie en bref, informations les plus diverses sur le marché du travail (études sectorielles, études de marchés, programmes d'échanges, perspectives professionnelles, création d'entreprise, renseignements sur les régions de Québec et de Montréal), revues et journaux spécialisés, vidéos corporatifs, guides sur la recherche d'emploi, vidéos sur les techniques d'entrevue : tout est en place pour "s'auto-informer" sur l'évolution du marché du travail et sur la manière d'y accéder.

D'autres apports essentiels ont par ailleurs commencé à faire leur nid dans les habitudes de recherche des usagers et des usagères: les guichets "automatiques", qui donnent accès au vaste réseau des Centres d'emplois fédéraux à travers le Canada; les écrans tactiles, accessibles jour et soir, situés en face des locaux du service; et surtout, le site Web du Service de placement (http://www.spla.ulaval.ca) qui permet l'inscription et la consultation des offres à distance.

Information et formation
Cet éventail de services ne se limite toutefois pas à la documentation - pour volumineuse qu'elle soit - ni à la pratique technologie d'un guichet. Le personnel professionnel du service propose également à chaque trimestre, en plus des consultations personnelles journalières, des "conférences-midis" sur divers thèmes liés à la recherche d'un emploi: la connaissance de soi, le curriculum vitae, l'entrevue, les stratégies de recherche.

Là ne s'arrête pas non plus son intervention puisque s'ajoutent au calendrier des activités régulières des sessions de formation intensive: sessions de deux jours pour les personnes diplômées de l'Université depuis plus de deux ans et membres de l'Asssociation des diplômés de l'Université Laval; sessions de deux jours à l'intention des prestataires d'assurance-chômage diplômés universitaires de plus de deux ans; ateliers de préparation au marché du travail, au curriculum vitae et à l'entrevue d'emploi, d'une durée de 12 heures; formation à la recherche d'emploi d'été axé sur la carrière, d'une durée de six heures, s'adressant aux étudiants des facultés qui participent à ce programme.

Auto-inscription obligatoire
Signalons en terminant que chaque étudiant et chaque étudiante doit obligatoirement s'auto-inscrire (sur place ou par le site Web) pour profiter des nombreux services du Service de placement. L'opération d'auto-inscription informatisée dure une dizaine de minutes, dit-on, à condition d'être préparé, de bien connaître son curriculum, ses aptitudes et ses compétences.

Devant pareil étalage de possibilités et de "libre-service", Micheline Grenier souhaite que les chercheurs et les chercheuses d'emploi ne soient plus des consommateurs à l'approche passive, mais qu'ils deviennent "leur propre outil", qu'ils se "responsabilisent".


GABRIEL CÔTÉ