23 juin 1999

Pas de hausse significative d'étudiants dans les salles de cours

Les grands groupes ne représentent que 7 % des sections de cours au 1er cycle

Durant l'année universitaire 1998-1999, les salles de cours n'ont pour ainsi dire pas été plus "bondées" au premier cycle, à l'Université Laval, qu'en 1995-1996.

C'est la constatation que font ressortir des statistiques compilées par le Vice-rectorat aux ressources humaines en mai 1999, portant sur L'évolution de la taille des groupes d'étudiants par trimestre, par cycle, par catégorie d'enseignant.

Les chiffres colligés par le VRRH révèlent en effet que le nombre moyen d'étudiants par section de cours donnée par un professeur au 1er cycle se situait à 35,7 au trimestre d'automne 1995, comparativement à 37,3 au trimestre d'automne 1998, soit une hausse de 1,6 étudiant. Par contre, si l'on exclut du calcul les catégories extrêmes du spectre, c'est-à-dire celles représentées par les groupes de 1 à 10 étudiants et de 101 étudiants et plus, c'est plutôt à une baisse 0,3 étudiant que nous avons affaire au cours de cette période, l'indice passant de 38,1 à 37,8.

"Contrairement à ce que l'on aurait pu appréhender, et sauf pour quelques classes de plus de 100 étudiants qui se sont ajoutées, les compressions budgétaires et les mises à la retraite de professeurs ont eu peu d'impact, dans l'ensemble, sur la taille des groupes d'étudiants dans les salles de cours", fait observer Claude Godbout, vice-recteur aux affaires académiques et étudiantes.

La bonne mesure
L'unité de mesure utilisée dans le présent dossier, la "section de cours", semble plus fiable pour décrire correctement la situation réelle que le seul emploi du terme "cours", précise ce dernier. Car il arrive parfois qu'un ou des professeurs (ou chargés de cours) soient amenés ­ en raison du trop fort nombre d'inscriptions ­ de donner le même cours à deux, trois ou quatre reprises dans une semaine, selon le nombre de sections (A, B, C) qui auront alors été créées.

La taille des classes des chargés de cours au 1er cycle était par ailleurs légèrement plus élevée que celle des professeurs. Celle-ci affichait une moyenne de 46,4 étudiants à l'automne 1995 et de 43,3 à l'automne 1998. Aux cycles supérieurs, on comptait une moyenne de 8,9 étudiants par section de cours "dispensée" par un professeur (tant en septembre 1995 qu'en septembre 1998), tandis que le rapport décroissait de 16,1 à 13,1 du côté des chargés de cours.

Aux antipodes
La compilation du Vice-rectorat aux ressources humaines montre d'autre part que la prestation des professeurs au trimestre d'automne 1998 incluait 2 127 sections de cours de 1er cycle, dont 1 588 (75 %) ont été offertes à des groupes de moins de 51 étudiants. Toutes catégories d'enseignants confondues, c'est-à-dire professeurs, chargés de cours et autres, les grands groupes d'étudiants (101 étudiants et plus) ne constituaient alors que 7 % des 2 660 sections données au baccalauréat. À l'autre extrémité, la proportion des petits groupes (de 1 à 10 étudiants) occupait 21 % de l'ensemble, soit 553 sections.

"Dans sa globalité, la taille des groupes d'étudiants n'a pas connu une augmentation significative depuis 1995. Il n'en demeure pas moins que certaines grandes facultés ont pu connaître ici et là quelques fluctuations un peu plus prononcées", d'admettre Claude Godbout. Le vice-recteur aux affaires académiques et étudiantes pointe dès lors, entre autres, l'ajout de grands groupes ou la diminution de petits groupes comme facteurs ayant pu jouer dans les conjonctures facultaires.


GABRIEL CÔTÉ