23 juin 1999

Plus de 14 000 étudiants sur le campus cet été


Pour nombre de gens, l'année universitaire se résume aux seuls trimestres d'automne et d'hiver, l'été étant relégué au rayon des saisons "mortes". Si le campus se vide à la fin d'avril, n'y règne toutefois pas une totale vacuité dans les jours qui suivent. À preuve, plus de 14 000 étudiants et étudiantes fréquenteront l'Université d'ici à la mi-août.

L'affluence estivale, qui représente moins du tiers de la population étudiante habituelle, provient de toutes les disciplines, et ce aux trois cycles, constate Marie Savard, technicienne en administration au Bureau du registraire. Les étudiantes et les étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat, notons-le, constituent 25 % de la clientèle qui s'assoit dans les salles de cours de la Cité universitaire durant les mois d'été.

Cette année, on en compte quelque 3 500 sur les 13 644 "estivants" toutes catégories recensés par le Bureau du registraire le 16 juin. Si l'on ajoute à ce dénombrement le contingent d'étudiants qui viendront ici apprendre une seconde langue, la fréquentation franchira certainement le cap des 14 000 "vacanciers" lavallois aux études.

La langue de chez nous
L'été, c'est bien connu, c'est la période "relaxe" et chaude au cours de laquelle, chez nous, les langues ont tendance à se délier dans un autre "patois" que leur parler d'origine. On pense tout de suite à l'École des langues vivantes de la Faculté des lettres, et on lui associe instinctivement les quelques centaines d'anglophones du Canada et des États-Unis qui viennent y tâter du français. En fait, ce cliché ne dit pas tout.

Si l'École des langues vivantes accueille cet été plus de 1 000 étudiants et étudiantes dans son programme spécial de français pour non-francophones, on enregistre par ailleurs quelques centaines d'inscriptions dans d'autres cours de langue. Actuellement, 249 étudiants et étudiantes, provenant majoritairement de l'Université Laval, suivent des cours d'anglais, 101 autres se hasardent à parler ou perfectionnent leur espagnol, 45 s'initient ou s'accoutument au dépaysement des cours d'allemand et 21 sympathisent avec le russe.


GABRIEL CÔTÉ