15 avril 1999

Votre mémoire en ligne

L'expertise du personnel de la Bibliothèque mise à profit dans un projet novateur de numérisation de documents du patrimoine canadien

Grâce à "Notre mémoire en ligne", un projet novateur de numérisation de documents auquel participe la Bibliothèque de l'Université Laval, les internautes d'ici et du monde entier peuvent désormais lire les sources primaires décrivant les personnages et les événements marquants qui ont façonné le Canada. Une partie importante de notre patrimoine imprimé (premières oeuvres littéraires canadiennes, études autochtones et documents sur l'histoire des femmes) est d'ailleurs accessible en ce moment à l'adresse Web http://www.canadiana.org.

L'entreprise est menée conjointement par l'Institut canadien de microreproductions historiques, la Bibliothèque de l'Université de Toronto, la Bibliothèque de l'Université Laval et la Bibliothèque nationale du Canada. Elle a débuté officiellement le 1er septembre 1997, et est financée, entre autres, par la Andrew W. Mellon Foundation de New York, qui a remis une subvention de 500 000 $ US (environ 700 000 $) à l'ICMH en juillet 1997.

L'expertise de Laval
La contribution de la Bibliothèque de l'Université Laval au monumental travail de numérisation ne s'est pas limitée jusqu'ici à la simple mise à la disposition de quelques-unes de ses collections ­ qui portent notamment sur la littérature canadienne-française du XIXe siècle, les autochtones et l'histoire des femmes ­ ou au traitement qu'il faut effectuer sur des documents et livres anciens du Séminaire de Québec. Un professionnel de l'Université, Guy Teasdale, spécialiste du codage, a mis aussi son expertise technique au service de l'Institut canadien de microreproductions historiques.

"Il faut voir notre présence au sein de l'équipe des partenaires du projet comme une reconnaissance de l'expertise de Laval, car nous sommes à la fine pointe de la recherche dans ce domaine", souligne Claude Bonnelly, directeur de la Bibliothèque de l'Université Laval.

Les objectifs du projet sont de numériser quelque 5 000 titres de la volumineuse collection de microfiches d'ouvrages canadiens de l'ICMH et de les rendre accessibles sur Internet, d'élaborer un modèle de comparaison des coûts d'entreposage et d'accessibilité des ouvrages, à la fois sous forme traditionnelle et en format numérique, et d'évaluer par la suite l'utilisation et l'acceptabilité des différentes versions numériques par rapport aux versions imprimées ou sur microformes. Jusqu'à maintenant, 1 500 titres ont été numérisés et placés dans Internet. Environ 1 700 autres devraient être versés dans la base de données de "Notre mémoire en ligne" d'ici au mois d'août.

"Pendant une période d'environ un mois, nous aimerions que les membres de l'Université Laval consultent notre site et nous fassent connaître leur opinion par le biais d'un questionnaire en ligne intégré dans celui-ci. La même invitation sera faite aux membres de l'Université de Toronto, un de nos partenaires dans ce projet. L'étude qui sera faite au moyen de ce questionnaire est très importante pour la recherche sur la bibliothèque virtuelle", indique Guy Teasdale, conseiller à la documentation à la Bibliothèque de l'Université. Les personnes qui répondront aux questionnaire seront admissibles au tirage d'un montant de 500 $.

Articles de périodiques dans JSTOR
Signalons, par ailleurs, que la Bibliothèque de l'Université Laval possède une banque de données bien spéciale qui donne accès à des textes intégraux de périodiques. Il s'agit de JSTOR (Journal Storage), qui contient des périodiques dans 15 champs d'études: l'anthropologie, l'écologie, l'éducation, la finance, l'histoire, la littérature, les mathématiques, la philosophie, la science politique, la sociologie, la statistique, l'étude des populations, les études afro-américaines et les études asiatiques.

JSTOR compte actuellement 78 titres sur les 117 prévus d'ici à décembre 1999. "La particularité de JSTOR est de donner accès à tous les numéros d'un périodique, depuis le volume un, numéro un, jusqu'à une date butoir mobile, de deux à cinq ans avant la date courante. Ainsi, la version électronique ne fait pas concurrence à la version papier", indique Brigitte Lamontagne, attachée à l'information de la Bibliothèque.

On peut consulter la banque de données Journal Storage (JSTOR) à partir du site Web de la Bibliothèque de l'Université Laval, à l'adresse suivante: http://www.bibl.ulaval.ca/doelec/jstor.html.

GABRIEL CÔTÉ