11 février 1999

LE COURRIER

FONDS DE SOUTIEN AU DOCTORAT: LES ÉTUDIANTS EN DROIT NE RAMASSENT QUE DES MIETTES

Les étudiant(e)s de troisième cycle de la Faculté de droit de l'Université Laval ont vu diminuer considérablement, depuis la session d'automne 1998, le fonds de soutien qui leur est alloué chaque session. Cette situation est due à la nouvelle méthode de répartition du fonds aux différentes facultés, adoptée par un comité intérimaire. Selon cette méthode, le calcul du montant d'argent alloué à chaque faculté est fait sur la base du nombre d'étudiant(e)s admissibles aux cours des trois années précédentes. Or, il est établi qu'en droit, le nombre d'étudiant(e)s a considérablement augmenté, passant de 16 à 22 à l'utomne 1998. Ainsi, le calcul fait selon la nouvelle méthode ne donne pas des résultats représentatifs du nombre d'étudiant(e)s effectivement admissibles en droit. En conséquence, la Faculté a enregistré une diminution de près de 10 000 $ sur le montant d'argent qui lui était versé en 1997-1998 pour 16 ou 17 étudiant(e)s. C'est avec cette fraction de budget qu'elle fonctionne depuis septembre 1998, réduisant de près de la moitié les heures de travail des étudiant(e)s par rapport à l'année précédente, afin de satisfaire la vingtaine d'étudiant(e)s admissibles au fonds de soutien cette année.

Plusieurs démarches ont été entreprises, aussi bien par les responsables de la Faculté que par le bureau de l'Association des étudiants et étudiantes des deuxième et troisième cycles en droit (ADDUL), afin de corriger la situation, mais sans succès. Le vice-recteur aux affaires académiques et étudiantes a même refusé à l'ADDUL un rendez-vous qu'elle a demandé dans son effort de trouver une solution au problème. La raison avancée par l'autorité rectorale était que tout l'argent destiné au fonds de soutien était déjà distribué et qu'elle n'entrevoyait aucune solution à la situation. Néanmoins, n'aurait-il pas été plus judicieux de recevoir d'abord l'ADDUL afin d'écouter ses doléances ?

La question qui se pose aujourd'hui est la suivante: les étudiant(e)s de troisième cycle en droit sont-ils considéré(e)s comme des étudiant(e)s au doctorat au même titre que ceux des autres facultés? Les responsables universitaires se préoccupent-ils vraiment de nos besoins et de nos problèmes à la Faculté de droit? Nous constatons qu'il y une répartition inégale du fonds de soutien entre l'ensemble des étudiants au doctorat de la communauté universitaire. Les étudiants au doctorat des autres facultés sont mieux soutenus financièrement que ceux en droit. Alors que dans certaines facultés, le fonds de soutien est accordé sans contrepartie de travail et peut dépasser 3 000 $ par session, en droit, tout étudiant(e) bénéficiaire travaille en contrepartie du fonds de soutien qui lui est alloué. Et le comble, le montant va en diminuant de session en session sous l'il passif des responsables universitaires. De 1 750 $ par session, en 1997-1998, le fonds alloué à chaque étudiant(e) est passé à 1 225 $ à l'automne 1998, puis à 1 155 $ en hiver 1999. En termes d'heures de travail, de 150 heures, on est passe à 100 heures en 1997-1998, à 70 heures à l'automne 1998, puis à 66 heures à l' hiver 1999.

Si la situation est difficile à gérer pour les responsables de la Faculté, elle est carrément dramatique pour les étudiant(e)s. Elle met les étudiant(e)s de troisième cycle en droit dans de sérieuses difficultés, tant sur le plan financier que psychologique, l'insécurité financière créant un stress permanent chez les personnes concernées, les empêchant de se consacrer en toute quiétude à leurs thèses. Tandis que les uns doivent courir sur le marché de travail pour y trouver de petits boulots qui leur permettront d'arrondir les fins de mois, les autres, au contraire, doivent apprendre à gérer leur stress et attendre que les choses s'améliorent pour eux, n'ayant pas le droit de se trouver du travail en dehors de l'Université. Au pire des cas, ils ou elles devront abandonner leur doctorat. Telle est la situation en droit.

La colère et la frustration sont devenues les alliées de cette catégorie d'étudiant(e)s dont les efforts pour améliorer la situation ont été vains. À quand la suppression du fonds de soutien au doctorat en droit? Si rien ne se fait, dans les mois à venir, nous assisterons tout simplement à une perte d'inscriptions aux cycles supérieurs de la Faculté de droit, remettant ainsi en cause les efforts de promotion des études supérieures faites par la Faculté et pourtant recommandée par les responsables universitaires. Aujourd'hui, la Faculté de droit, demain à qui le tour ? Car un malheur n'arrive pas qu'aux autres.

RACHEL AHOYIO
Vice-présidente aux affaires académiques
ADDUL

L'HONNEUR D'UNE PROFESSION, LA RÉPUTATION D'UNE INSTITUTION

Dans un article au ton fielleux paru récemment dans le journal Le Devoir, sous le titre "Trois petits cancers sournois", Mme Gabrielle Gourdeau évoque et discute trois problèmes qui, selon elle, pourraient être à l'origine de l'état de crise où est plongé le système d'éducation québécois. Je n'ai pas l'intention de commenter deux d'entre eux, qui sont de nature strictement politique. Le troisième, qu'elle traite beaucoup plus longuement que les deux autres, consiste en ce qu'elle appelle "la fameuse complainte des universités sous-subventionnées", question qui est pour elle l'occasion d'aborder le remplacement des professeurs par des chargés de cours. Ce sont les affirmations et les insinuations qu'elle fait à ce propos qui retiendront mon attention dans les lignes qui suivent. Leur discussion, voire leur réfutation, me paraît d'autant plus opportune que l'image qu'elles donnent de la profession et de l'institution universitaires est, hélas!, de plus en plus répandue dans le public.

Avant de reprendre celles des affirmations de cet article qui sont spécifiquement relatives aux professeurs et aux chargés de cours, je tiens à dénoncer le procédé rhétorique que son auteur utilise dans la présentation des deux professions et l'effet pernicieux qu'il produit. Il se dégage de la construction de son texte et du vocabulaire employé une double série d'associations: d'un côté les professeurs permanents, auxquels sont associés la vieillesse, l'opulence et les abus de toutes sortes et de l'autre, les chargés de cours, la vertu, la pauvreté et la jeunesse. Je dirai plus loin ce que je pense du portrait qu'elle dresse de ces deux catégories d'universitaires, mais je veux souligner ici les vices fondamentaux de cette argumentation. D'abord, elle est tellement caricaturale et simpliste que, faute de crédibilité, elle manque son objectif -légitime- de défense de l'une de ces catégories. Ensuite, elle "surfe" de façon démagogique sur un lieu commun actuel: la soi-disant guerre entre la génération des vieux coupables et celle des jeunes victimes, lieu commun qui fait un tort immense à chacune. Enfin, plus grave, elle présente les chargés de cours et les professeurs de façon antagoniste et donne à penser que pour défendre les uns, il faut nécessairement s'en prendre aux autres, ce qui est faux.

Mme Gourdeau souhaite que l'on cesse de voir les chargés de cours comme "une sous-caste d'enseignants", dont l'engagement serait synonyme de diminution de la qualité de l'enseignement. Elle a raison. Elle a mille fois raison. Sauf sur un point: l'emploi du verbe cesser, qui présuppose que c'est ce que l'on a fait jusqu'ici. Certes, il faut reconnaître que tous ne leur ont pas toujours rendu justice dans le discours public et que leur intégration à l'université n'est pas toujours aisée et est trop souvent imparfaite. Cependant, dans la vie concrète, celle qui se déroule au jour le jour au sein des départements, il me semble que les relations entre les professeurs et les chargés de cours ne sont pas mauvaises. Pour ma part, je peux témoigner que dans l'exercice quotidien de leur profession, mes collègues ne propagent pas parmi les étudiants les préjugés néfastes que je déplore autant que Mme Gourdeau. La meilleure preuve en est que la plupart des étudiants ne savent même pas quel est le statut de la personne qui est chargée de tel ou tel cours et ne s'en soucient guère. Je suis placée tout en bas de la pyramide administrative et il ne m'appartient pas de définir la stratégie d'intégration des chargés de cours et des professeurs dans l'enseignement. Il me semble cependant qu'elle doit se faire -et se fait- selon le mode de la complémentarité et que cette complémentarité est tout à l'avantage des étudiants, auxquels elle donne accès à un plus vaste ensemble de compétences. Quand tel grand gestionnaire accepte de partager avec des étudiants, à titre de chargé de cours, un savoir hautement spécialisé et une vaste expérience, cela ne nuit pas aux professeurs et est sans prix pour les étudiants. Quand des chargés de cours chevronnés et polyvalents acceptent, depuis de longues années, de donner un éventail parfois très large de cours, qui ne leur sont confiés -trop souvent- qu'au dernier moment, tous, étudiants et professeurs, doivent leur en être reconnaissants. Je ne peux que souhaiter que s'ils ont besoin que leur cause soit défendue publiquement, les chargés de cours trouvent des hérauts plus convaincants que Mme Gourdeau. Ils le méritent.

Au fil d'une argumentation teintée de hargne et de ressentiment, Mme Gourdeau s'en prend aux professeurs d'université, qu'elle accuse sans vergogne d'être des paresseux, fournissant un "effort minimum" et des profiteurs à "l'abdomen bourré de foie gras". Directrice de l'un des plus grands départements de l'Université Laval et à ce titre responsable de l'attribution de la tâche de plusieurs dizaines de professeurs, j'affirme avec force que ces accusations sont gratuites et indignes et qu'elles constituent une atteinte injuste à l'honneur de toute une profession.

Le foie gras, d'abord. Ici, on nage en plein fantasme. Même "dans les vieilles Europes" (qui font tant saliver Mme Gourdeau) et aux États-Unis, les universitaires ont en général un train de vie nettement plus modeste et plus austère que ceux qui, pourtant, sont leurs homologues par la formation. Plus modeste aussi, bien souvent, que ceux qu'ils ont formés et qui détiennent un diplôme inférieur au leur dans la hiérarchie des grades. Que dire alors de la situation des professeurs québécois? Mme Gourdeau a-t-elle comparé leur rétribution à celle de leurs collègues américains, allemands, belges ou suisses, avec lesquels ils dialoguent ou sont en compétition sur le plan scientifique? Cette relative médiocrité matérielle est, partout, le prix que paient les universitaires pour exercer dans la sécurité (privilège rare, il faut en convenir), dans la sérénité (de plus en plus théorique) et en toute liberté (en principe, au moins) une profession très particulière. Cette profession est en quelque sorte plus désincarnée, plus loin du monde, plus désintéressée, que les professions libérales, les affaires ou la haute fonction publique, par exemple. Il ne faut pas craindre de le dire: la fameuse tour d'ivoire existe encore un peu, oui, mais elle est partout en contre-plaqué. Ici, plus encore qu'ailleurs, il n'est même pas de la première qualité.

Le non-travail ensuite. Hors de l'université, peu de personnes ont une idée précise de la réalité concrète du travail des professeurs. Qui en a fait l'analyse en ses nombreuses composantes? Qui sait ce que les simples mots "encadrement des étudiants gradués" représentent en termes d'heures de travail? Qui se représente de façon réaliste les démarches, les rapports, les formulaires de dizaines de pages à remplir et à faire "cheminer" exigés par la préparation d'une demande de subvention de recherche? Cela, bien sûr, sans compter la réflexion sur l'objet de la recherche lui-même. Curieusement, cette réflexion, -essentielle, ô combien!- n'est jamais prise en compte et est présentée comme allant de soi, comme préexistante. Pourtant, les idées ne tombent pas du ciel et leur gestation est le plus souvent ardue et pénible. Qui entrevoit la quantité des lectures nécessaires pour ne pas perdre pied, emporté par l'évolution rapide des disciplines? Qui a mesuré l'intensité du travail requis par la rédaction d'un simple article de dix pages? Qui a vécu la frustration éprouvée lorsque la problématique se dérobe et que l'argumentation s'effiloche, faute du temps requis par la concentration nécessaire à la continuité de la pensée?

Le public doit savoir aussi que tous les aspects de la tâche du professeur font l'objet d'un rapport annuel et que ce rapport doit détailler le travail accompli en fonction des diverses composantes de la fonction universitaire, dont certaines viennent d'être évoquées. Il faut savoir aussi qu'il est interprété en relation avec la charge attribuée pour l'année en cause. Autrement dit, un professeur qui devait, par exemple, rédiger tel article et qui ne l'aurait pas fait, doit rendre des comptes. La dérision de Mme Gourdeau à propos de la recherche des professeurs et ses insinuations sur l'ensemble de leur travail en disent long. Non sur ce que ce travail est réellement, mais sur la conception, peu honorable (pour elle), qu'elle s'en fait.

Plus grave, comme il est de la responsabilité des administrations universitaires d'assurer une bonne gestion de leur personnel, au-delà de la profession et de ses membres, c'est l'institution "Université" elle-même qui est atteinte. Car proclamer l'ancienneté, la généralité et la constance d' abus importants, c'est laisser entendre qu'ils ont été tolérés par ceux dont la mission est d'assurer le bon fonctionnement de l'université. Or, précisément, une des conditions du bon fonctionnement d'une institution aussi complexe qu'une université est la conviction de tous que chacun de ses membres contribue de façon positive à l'accomplissement de sa mission.

Comment les professeurs et les chargés de cours peuvent-ils collaborer si des préjugés négatifs aussi graves que ceux que Mme Gourdeau dénonce à juste titre au sujet des uns et que ceux qu'elle propage injustement au sujet des autres restent ancrés de chaque côté? Comment les uns et les autres peuvent-ils exercer une saine autorité intellectuelle sur les étudiants si ces préjugés sont donnés à tous comme des vérités d'évidence? Pauvres étudiants: ils veulent des maîtres et l'institution ne leur donnerait que le choix entre des professeurs parasites et des chargés de cours pis-aller! Pourtant l'effort intellectuel qui leur est demandé pendant leurs études ne se justifie souvent à leurs yeux que quand ils peuvent en voir directement l'illustration chez ceux qui les initient à la démarche scientifique. Si les ragots colportés par Mme Gourdeau devaient avoir quelque crédibilité à leurs yeux et les empêcher de voir les mérites réels de tous ceux qui doivent les former, ce serait grande pitié pour tous.

L'esprit de dépassement, la quête du savoir et l'irremplaçable institution universitaire ne sont pas servis par des pamphlets de bas étage.

ANNETTE PAQUOT
Directrice du Département de langues, linguistique et traduction

LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL SONT EN BONNE SANTÉ FINANCIÈRE

À l'occasion de la présentation du plan de redressement de la situation financière de l'Université Laval, les Presses de l'Université Laval (PUL) ont été, plus souvent qu'à leur tour, présentées comme une cible de choix dans les mesures mises de l'avant par l'Université pour solutionner le problème de son déficit. Plusieurs hypothèses ont été avancées, soulevant de nombreuses questions, mais on n'a jamais présenté la situation qui prévaut vraiment aux PUL, ni expliqué la nature et l'impact des mesures qui pourraient être prises.

Le but de ce texte est de présenter les PUL de la façon la plus objective possible pour montrer comment elles ont déjà, depuis quelques années, mis de l'avant des mesures visant à leur assurer une "bonne santé" financière et pour mettre en perspective l'importance de l'aide financière accordée aux PUL par l'Université.

En juin 1994, les PUL sont devenues une corporation sans but lucratif, fondée par l'Université Laval. Elles étaient auparavant un service de l'Université et au fil des ans elles ont regroupé plusieurs services dont les principaux étaient l'édition et la librairie. Au moment de leur incorporation, les PUL se sont départies des activités liées à la librairie et n'ont conservé que les activités d'édition et de distribution. La nouvelle corporation a son propre Conseil d'administration sur lequel siègent neuf membres dont cinq sont nommés par l'Université.

La mission des PUL est claire: diffuser les résultats de la recherche universitaire, que ce soit sous la forme de publications savantes, d'ouvrages de vulgarisation ou de manuels. Une telle répartition des publications devrait permettre d'atteindre l'équilibre financier. À cette fin, les PUL bénéficient, comme tous les éditeurs admissibles, d'aides à l'édition

provenant des gouvernements fédéral et provincial. Elles reçoivent de plus une aide financière de l'Université Laval pour permettre d'éditer des publications savantes dont la rentabilité financière, compte tenu de l'étroitesse du marché, est plus difficile à atteindre. En effet, les publications savantes comptent pour 55 % de la production annuelle et génèrent 25 % des revenus.

Depuis leur restructuration en 1994, les PUL ont eu pour mandat d'équilibrer leur budget et de s'assurer d'une "bonne santé" financière. Et on peut dire que la mission est accomplie. Elles ont, en effet, en quatre ans, cumulé des surplus de 120 000 $ alors que le service d'édition des anciennes presses avait cumulé, de 1985 à 1994, un déficit de plus de 2 000 000 $, malgré une aide financière de 441 000 $ de la part de l'Université Laval. Les PUL ont d'ailleurs remis à l'Université 25 % de ses profits annuels pour alléger le déficit généré antérieurement. De 1994 à 1998, l'Université a accordé à la nouvelle corporation des PUL une aide financière moyenne annuelle de 135 000 $ pour soutenir l'édition savante.

Une telle amélioration n'a été rendue possible que par différentes mesures:

- une première mesure a été de s'associer aux Presses de l'Université du Québec pour créer la société de distribution Univers, s.e.n.c., de manière à réduire les coûts de distribution des livres par des économies d'échelle;

- dans le même ordre d'idées, les PUL ont intégré les Éditions de l'IQRC de façon à optimiser les ressources consacrées au développement éditorial;

- les employés actuels des PUL ne font pas partie de l'Université Laval et les salaires payés correspondent à ceux qui prévalent dans le milieu de l'édition;

- la production a augmenté de façon significative: en fait, elle a presque doublé comparativement aux années antérieures à la restructuration;

- de plus, les PUL ont restructuré leur diffusion en Europe en misant sur la formule des coéditions, de sorte que les ventes à l'étranger, au cours des deux dernières années, ont représenté 15 % du chiffre d'affaires, donnant ainsi à leurs auteurs une visibilité importante en Europe.

Pour la période de 1994 à 1998, l'aide financière de l'Université Laval représente 9 % des revenus totaux des PUL comparativement à 21 % pour la période de 1985 à 1994, compte tenu du déficit cumulé. C'est dire que les PUL ont su, en quatre ans, tirer profit de la publication des résultats de la recherche universitaire et que les organismes subventionnaires ont reconnu la qualité de leur programme d'édition.

De par leur mission, les PUL ne peuvent prétendre à un fort rendement financier. Mais pour pouvoir poursuivre leur mission, elles se doivent de s'assurer d'une bonne "santé financière". Les structures administrative, financière et éditoriale mises en place au cours des quatre dernières années ont permis aux PUL de dégager des surplus et de se tourner vers l'avenir avec optimisme. Comme la majorité des maisons d'édition, les PUL dépendent en partie des multiples programmes d'aide à l'édition pour poursuivre leur mission, mais les résultats des dernières années montrent leur volonté et leur capacité à en réduire l'importance. Et c'est dans cet esprit qu'elles travailleront au cours des prochaines années de manière à faire face aux nouvelles réalités sociales et économiques. Les PUL sont au service du milieu universitaire et elles seront en mesure de cheminer au rythme des changements qui le façonnent. Elles ont le souci d'améliorer la qualité de leurs services que de nombreux auteurs ont pu et pourront apprécier.

BENOIT BERNIER
Directeur général
Presses de l'Université Laval