5 novembre 1998

Amélioration de la procédure de nomination des doyens

La question de la nomination des doyens de faculté a suscité un long débat, lors de la séance ordinaire du Conseil universitaire du 3 novembre, qui s'annonçait pourtant ­ sur papier ­ comme devant être une session de brève durée.

Une heure et demie durant, les membres du CU ont commenté le rapport du Comité chargé d'évaluer la Procédure de nomination des doyens de faculté, qui avait été présenté par son président, Jean-Claude Moisan, professeur au Département des littératures de la Faculté des lettres. Deux points ont particulièrement accaparé le temps imparti aux discussions: le recrutement de candidats externes et la consultation dans le cadre de la procédure complète.

Élaboré autour d'une simplification de la procédure en usage et d'un allégement des délais, le document soumis par le Comité a finalement reçu l'aval des membres du Conseil universitaire non sans avoir été "bonifié" auparavant de deux amendements visant, en premier lieu, à clarifier le cas des candidats de l'extérieur ­ pour qui il faudrait créer un poste ­ et, en second lieu, à faciliter, voire à rendre quasi automatique la tenue de scrutins consultatifs pour les groupes qui en feront la demande.

Le rapport du Comité de révision est le fruit d'une consultation auprès de 179 personnes qui ont été candidates à un poste de doyen ou membres d'un comité de nomination depuis septembre 1994, dont 53 ont répondu au sondage. En gros, le Comité fait passer de 190 à 119 jours le délai requis pour procéder à la nomination d'un doyen. La procédure simplifiée pour la renomination d'un doyen est, quant à elle, abolie. "L'abolition de cette procédure élimine l'arbitraire et clarifie les relations entre les doyens et le recteur. La procédure simplifiée est qualitativement appauvrissante, alors que son abolition accorde plus d'autonomie au comité de nomination, tant dans le recherche de candidats que dans la consultation", peut-on lire.

La composition du comité de nomination a également été revue "pour permettre de tenir compte de la grande diversité des facultés". Une fois que le rapport reçu par le Conseil universitaire aura été approuvé par le Conseil d'administration, à sa séance du 18 novembre, le comité de nomination sera dorénavant composé: du recteur ou de son représentant; de quatre professeurs de la faculté; d'un étudiant du 1er cycle; d'un étudiant du 2e ou du 3e cycle; d'un membre du personnel administratif; d'un chargé de cours; et de toute autre personne que le comité de nomination jugera utile de s'adjoindre pour refléter les particularités et les préoccupations internes et externes de la faculté. "Au lieu de tenter de tout prévoir dans un texte, le Comité a préféré exprimer le strict minimum et laisser ensuite le soin aux membres statutaires du comité de nomination d'adapter sa composition pour tenir compte de la spécificité de la faculté et des conjonctures particulières", commente le Comité de révision.

Reconnaissance du CREFPE
Soulignons, par ailleurs, que le Conseil universitaire a reconnu officiellement le Centre de recherche sur la formation et la profession enseignante. Le CREFPE est le premier centre de recherche de la Faculté des sciences de l'éducation et le 32e de l'Université Laval à obtenir la reconnaissance de l'Université. Le Centre est un regroupement interuniversitaire de chercheurs de l'Université Laval, de l'Université de Sherbrooke, de l'Université de Montréal et de diverses composantes de l'Université du Québec. Le CREFPE-Laval a été fondé en 1993 et le Centre interuniversitaire a été structuré depuis 1995-1996.

GABRIEL CÔTÉ