15 octobre 1998

11,9 millions $ pour le Réseau GÉOÏDE

Seize chercheurs de sept facultés participeront aux activités de ce nouveau Réseau de centres d'excellence

Le Réseau de centres d'excellence «Géomatique pour les interventions et les décisions éclairées» (GÉOÏDE) recevra une somme totale de 11,9 millions de dollars au cours des quatre prochaines années pour mener à bien son programme de recherche. L'annonce de cet important investissement doit être faite ce matin, à l'Université, par le secrétaire d'État, Ron J. Duhamel, qui sera accompagné du président du Conseil de recherches en sciences humaines, Marc Renaud, et du président du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, Tom Brzustowski, également président du Comité de direction des Réseaux de centre d'excellence (RCE).

Le Réseau GÉOÏDE, qui sera dirigé par Keith Thomson du Département des sciences géomatiques, est composé de 99 chercheurs provenant de 24 universités canadiennes et de 27 compagnies reliées au domaine de la géomatique. Quinze autres chercheurs de l'Université font partie du réseau: Yvan Bédard, Michel Boulianne, Goeffrey Edwards, Christopher Gold, Kim Lowell, Rock Santerre (Géomatique et foresterie), Donna Kirkwood, Bernard Moulin (Sciences et génie), Denis Bolduc, Réjean Landry (Sciences sociales), Martin Lee-Gosselin, Paul Villeneuve (Aménagement, architecture et arts visuels), François Des Rosiers (Sciences de l'administration), Pierre Gosselin (Médecine) et Marius Thériault (Lettres).

«L'objectif de GÉOÏDE est de consolider et de développer la recherche canadienne en géomatique et de rendre l'industrie canadienne de la géomatique encore plus concurrentielle sur le marché international», explique Keith Thomson. Ce projet s'inscrit tout à fait dans la lignée du programme des RCE. Lancé en 1989, ce programme se veut une approche novatrice pour stimuler le développement de la recherche et de l'économie canadienne en favorisant le partenariat entre les secteurs universitaire, privé et public.

Dans les faits, chaque RCE est un institut de recherche sans murs qui réunit des chercheurs et des partenaires industriels en mesure de tirer profit des opportunités commerciales créées par les résultats de la recherche. Plus spécifiquement, le programme des RCE vise à stimuler la recherche de pointe, fondamentale et appliquée, dans des domaines essentiels au développement socio-économique, à former des scientifiques et des ingénieurs de calibre international, à créer des partenariats de recherche multidisciplinaires et multisectoriels d'envergure nationale et à accélérer la transmission des résultats de la recherche vers ceux qui peuvent les exploiter au profit du développement socio-économique du pays.

Lors de la conférence de presse, le secrétaire d'État doit également annoncer le nom des deux autres réseaux retenus lors du dernier concours des RCE soit le Réseau canadien sur l'arthrite et le Réseau Mathématiques des technologies de l'information et des systèmes complexes. Ces deux réseaux, qui se partageront 29 millions de dollars sur quatre ans, seront dirigés par d'autres universités canadiennes mais des chercheurs de Laval pourraient y être associés. Au moment d'aller sous presse, les noms des chercheurs composant ces réseaux n'étaient pas encore connus.

JEAN HAMANN