15 octobre 1998

Frais de scolarité

Les étudiants de Sciences et génie changent leur fusil d'épaule

Non seulement les étudiants et les étudiantes de la Faculté des sciences et de génie s'opposent-ils à une hausse, mais encore ils réclament une légère baisse des frais de scolarité. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par Préambule communication, du 10 au 29 août, pour le compte de l'Association des étudiants en sciences et génie de l'Université Laval.

L'enquête télépholonique menée auprès de quelque 300 futurs ingénieurs et scientifiques de l'Université indique en effet que 43,8 % des étudiants appuient le gel des frais de scolarité, tandis que 39,1 % demandent une diminution. "Qu'un tel message émerge des étudiants en sciences et génie, réputés comme étant très conservateurs, est particulièrement révélateur, commente Mathieu Lachance. Le fardeau financier est trop important, même pour ceux dont l'emploi futur est pratiquement. C'est consternant, et nous devrons faire en sorte que ce message passe."

Les données de ce coup de sonde représentent, aux dires du vice-président aux affaires universitaires de l'AESGUL, un revirement de position des étudiants, car l'Association réclamait depuis quatre ans l'indexation annuelle des frais de scolarité, et ce à la suite d'une résolution adoptée par son Congrès. Selon le sondage, seulement 12,7 % des étudiants recommandent aujourd'hui cette indexation. "Nous devrons nous y plier et revoir nos positions. Notre plan d'action annuel, qui sera bientôt publié, en tiendra compte", d'annoncer Mathieu Lachance.

Le sondage AESGUL-Préambule communication a porté, par ailleurs, sur les réformes mises de l'avant par le recteur François Tavenas, et contenues dans le rapport de la Commission d'orientation de l'Université. Ainsi, l'apparition de cours obligatoires de langue seconde recueille la faveur de 75,9 % des répondants. Ceux-ci se prononcent d'autre part dans une proportion semblable (75,1 %) en ce qui a trait à l'ajout de cours sur les technologies des communications. Les membres de l'AESGUL démontrent, par contre, qu'ils sont moins "chauds" vis-à-vis de la mesure qui instaurerait un baccalauréat plus fondamental (ou général), donc moins spécialisé. Plus faible, l'appui des étudiants sondés se situe à 55 %.

GABRIEL CÔTÉ