12 septembre 1996

Exposition

Des bourses pour l'avenir

Des finissants de l'École des arts visuels recoivent leurs prix d'excellence

Le jeudi 5 septembre, à la Galerie de l'École des arts visuels, a eu lieu la remise des prix d'excellence à une vingtaine de finissantes et finissants de l'École des arts visuels. Remises par différents organismes, ces bourses sont accordées annuellement à des étudiants présentant un dossier scolaire performant, un travail artistique de qualité et des perspectives d'avenir intéressantes. Les artistes ont d'ailleurs présenté certaines de leurs oeuvres, lors de l'exposition qui a suivi.

Des puces dans le tableau

L'un des deux récipiendaires du Prix René-Richard (1 500 $) accordé à des finissants à la maîtrise en arts visuels est allé à Mario Bergeron, un passionné de la micro-informatique appliquée aux arts. Intitulé Tabernacle, son tableau «interactif» est composé de pièces magnétiques avec images «travaillées» à l'ordinateur, images que le spectateur peut déplacer à son gré. Il peut même «ouvrir» le tableau et y plonger la main, transgressant en cela la règle d'art interdisant que le commun des mortels touche aux oeuvres. Mario Bergeron compte entreprendre un doctorat en arts visuels à l'UQAM, qui portera sur la réalité virtuelle. L'autre récipiendaire de cette catégorie est Catherine Poirier, qui a elle aussi mérité 1 500$ (voir texte en cette page).

Un sac à puces «live»

Le Prix René-Richard remis à des finissants au baccalauréat en arts plastiques a été accordé ex aequo à Caroline Gagné (1 500 $) et à un groupe formé de Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière (1 500 $). Ces derniers ont présenté une oeuvre assez déroutante qui a eu l'heur de plaire à un public peu habitué à voir un représentant de la gent canine dans une galerie d'art. Ce joyeux trio a en effet imaginé d'intégrer des paravents et un comptoir à l'une des colonnes de la Galerie et d'y faire nicher - c'est le cas de le dire - un chien véritable.

«Lors du vernissage, il fallait voir les visiteurs tourner autour de notre installation, littéralement attendris par la présence d'un animal dans un tel lieu, raconte Nicolas Laverdière. Ce genre de réaction nous questionne beaucoup quant au rapport qu'entretiennent les gens avec l'oeuvre d'art et surtout, sur la notion d'oeuvre d'art en tant que telle.»

.Par ailleurs, le Prix René-Richard pour des finissants au baccalauréat en communication graphique a été remis ex aequo à Chantal Beauchemin et Vicky Lebeuf (1 500 $ chacune). Accordé à un finissant au baccalauréat en arts plastiques, le Prix Louis-Garneau est allé à Jean-Philippe Rivard (500 $) qui a aussi mérité le Prix de la Vigie (300 $) avec Annie Bouchard. Enfin, le Prix Loto-Québec, catégorie «Relève au pluriel», accordé à des finissants au baccalauréat en arts plastiques (300 $ chacune et chacun) est allé à Johanne Blondin, Lise Dubé, Caroline Massicotte, Anne-Marie Robert, Chantal Séguin, Miriam Wanner, Jasmin Bilodeau et Éric Boutin.

À l'occasion de la remise de ces prix d'excellence, un hommage a été rendu à Omer Parent, professeur émérite et premier directeur de l'École des arts visuels, à qui l'amphithéâtre de l'École des arts visuels a été dédié.

RENÉE LAROCHELLE