7 décembre 1995

CONSEIL UNIVERSITAIRE

Deux nouveaux programmes en agriculture et alimentation

Le Conseil universitaire, au cours de sa séance tenue le 5 décembre, a approuvé la création de deux nouveaux programmes qui relèveront de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation: un certificat en horticulture et gestion des espaces verts et un programme de doctorat en génie agro- alimentaire.

Le certificat en horticulture et en gestion d'espaces verts est destiné avant tout, mais non exclusivement, à des personnes actuellement à l'emploi d'entreprises oeuvrant dans ce secteur en tant que spécialistes en entretien des gazons, gestionnaires en espaces verts municipaux, surintendants de terrains de golf, arboriculteurs, producteurs de gazon en plaques, pépiniéristes, enseignants, techniciens et professionnels, ainsi que toute personne touchant de près ou de loin le domaine du paysagement.

Ce programme, dont l'implantation se fera dès le trimestre d'hiver 1996, sera dispensé essentiellement extra-muros, dans le cadre de la formation continue. Faisant l'objet, semble-t-il, d'une grande demande, ce certificat, une fois qu'il aura été complété, pourra tenir lieu de mineure.

Quant au programme de doctorat en génie agro-alimentaire, qui a déjà fait l'objet d'un dossier d'élaboration et d'avis positifs tant du Conseil de la Faculté des études supérieures que du Conseil universitaire, il faudra qu'il obtienne, désormais, l'approbation du ministère de l'Education et de l'enseignement supérieur. Jusqu'à maintenant le Département de génie civil de l'Université Laval était le seul, au Canada, à ne pas offrir de doctorat.

Le Conseil a également procédé à l'abolition du programme de baccalauréat en catéchèse. En fait, les admissions à ce programme étaient suspendues depuis décembre 1987, à la suite d'une évaluation précédente des programmes de baccalauréat en théologie et de baccalauréat en catéchèse qui faisait ressortir la convergence, à tous égards, de ces deux programmes.

À l'occasion des discussions relatives à la création et à l'abolition de programmes plusieurs membres du Conseil ont souhaité que ces questions soient abordées d'une façon plus globale à l'occasion d'un débat plus large et plus vaste. Il est fort possible que ce sujet soit mis à l'ordre du jour d'une prochaine séance du Conseil.

De plus, le Conseil a également reçu le rapport d'évaluation périodique et la révision des programmes de maîtrise, type A et B, et de doctorat en anthropologie.

Admission de certains candidats

Étant donné que l'Université Laval reçoit régulièrement des demandes d'admission de candidats provenant d'autres provinces et d'autres pays et que dans la majorité des systèmes d'éducation qui prévalent dans ces milieux la formation préparant à l'entrée dans une université est, en général, de douze années, il est actuellement impossible d'accueillir ces candidats dans un programme de premier cycle. Il leur manque, en effet, une année d'étude pour cumuler treize années de scolarité, l'équivalent du diplôme d'études collégiales (DEC) québécois.

Or, dans notre contexte d'ouverture sur le monde et dans la perspective du recrutement de nouvelles clientèles, il a paru opportun d'établir et d'offrir des modalités de formation préparatoire aux programmes de premier cycle, en arrimant à la formation reçue par ces candidats non québécois une formation complémentaire.

Un mandat en ce sens a été confié, par la vice-rectrice aux études, au directeur général de la formation continue, en avril dernier. Un groupe de travail a été constitué qui, dans un document intitulé : Rapport du Comité d'élaboration des structures d'accueil, propose ses recommandations. Le Conseil a approuvé ce rapport.

En conséquence, une politique d'admission des candidats non québécois, titulaires d'un diplôme pré-universitaire terminal, non équivalent au DEC et totalisant douze années de scolarité, entrera en vigueur pour l'admission à la rentrée de septembre 1996.

Globalement, cette politique permettra, dès lors, à des étudiants correspondant à la définition ci-dessus, d'être admis à l'Université Laval, afin d'y compléter la scolarité préalable à leur admission à un programme de premier cycle et ce, selon certaines modalités. La politique ainsi adoptée, qui vise, actuellement, l'accès aux seuls programmes non contingentés, établit les conditions d'admissions et de rattachement, ainsi que les profils d'accueil et les conditions de poursuite de cette année préparatoire, le passage au programme de premier cycle et la politique sur la connaissance du français.

MICHEL CHAUVEAU