2 mars 1995

Diminution du nombre d'accidents de travail à l'Université Le nombre d'accidents de travail a diminué de façon marquée à l'Université Laval au cours des quatre dernières années. Il est en effet passé de 282 en 1990 à 186 en 1994, ce qui représente une diminution du tiers.

Les statistiques fournies par Micheline Beaudoin, coordonnatrice à la Coordination santé et sécurité du travail, révèlent en outre que les accidents majeurs ayant occasionné une absence au travail ont régressé de 50 %, passant de 101 à 54 durant cette période. Les jours d'absence comptabilisés dans cette catégorie ont également baissé de plus de la moitié, de 1 485 jours en 1990 à 592 en 1994.

C'est au Service des terrains et bâtiments que l'on dénombre le plus de cas -- ce qui semble aller de soi, étant donné la nature des activités qui s'y déroulent : 10 accidents majeurs (et 49 mineurs) y ont été recensés, pour 68 jours d'absence. Curieusement, on compte moins d'accidents à la Faculté des sciences et de génie (7 majeurs, 14 mineurs), mais on enregistre à cet endroit le plus fort total de jours d'absence, soit 238. Avec ses seuls quatre accidents majeurs (et aucun mineur), la Faculté des lettres arrive tout de même au second rang sur le plan des jours de travail perdus, atteignant le nombre de 70. Elle est suivie à ce chapitre par le Service des terrains et bâtiments (déjà cité), le Service des finances (42 heures pour deux accidents majeurs), la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation (40 heures pour 3 accidents majeurs, et 14 mineurs). Est considéré comme mineur tout accident qui n'oblige pas à s'absenter du travail. «Ces améliorations ont également entraîné une stabilisation de notre taux de cotisation à la CSST, et un retour sur les montants payés de près de 300 000 $ par année depuis 1990», a fait savoir Micheline Beaudoin. Et de poursuivre: «La prévention donne de bons résultats et nous croyons qu'il est important de poursuivre dans cette voie.»

GABRIEL COTÉ