2 mars 1995

L'AESGUL BOUFFE LE ROI DES SOUS-MARINS

L'Association des étudiants en sciences et génie a tellement aimé les produits qu'elle a décidé d'acheter la compagnie!

C'est, en fait, afin de mieux contrôler la qualité de la nourriture vendue aux étudiants que l'AESGUL a fait l'acquisition de cette PME de Sainte-Foy dont le chiffre d'affaires a dépassé 400 000$ l'année dernière. La transaction, qui était à l'étude depuis pratiquement deux ans, a été conclue le 23 décembre dernier. L'achat d'une compagnie existante par une association étudiante serait inédite, semble-t -il, dans l'histoire de l'Université.

Le Roi des sous-marins est le fournisseur des comptoirs de l'AESGUL-Bouffe des pavillons Vachon et Pouliot depuis plusieurs années déjà. Il compte également d'autres clients parmi les associations étudiantes du campus, notamment celles des Facultés des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, de foresterie et de géomatique et des sciences de l'administration. Son réseau de distribution comprend également quelques points de vente à l'extérieur du campus. Le nombre d'employés de cette PME fluctue en fonction de la fréquentation étudiante sur le campus mais, pendant les trimestres d'automne et d'hiver, le Roi emploie douze personnes.

«On voulait offrir des produits de qualité aux étudiants et comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même, on a décidé d'acheter notre fournisseur, explique Pascal Nadeau, président de l'AESGUL. En moins de deux mois, on a déjà senti une nette amélioration.» À court terme, l'AESGUL ne prévoit pas étendre le réseau de distribution actuel du Roi des sous-marins. Et si d'autres associations étudiantes manifestaient leur intérêt pour les sous-marins du Roi? «On verra alors», répond prudemment le président de l'AESGUL.

Le changement de propriétaire du Roi ne devrait avoir aucune incidence sur les prix des produits. «Il n'est pas question de générer des profits avec le Roi des sous-marins pour financer les autres activités de l'AESGUL», assure le président. La gestion quotidienne de l'entreprise sera assurée par un directeur général qui vient d'être embauché mais les grandes orientations de la boîte et les décisions importantes demeurent la responsabilité du Conseil d'administration de l'AESGUL.

Bien que le montant de la transaction soit gardé confidentiel pour le moment, l'achat du Roi des sous-marins était une grosse bouchée à avaler pour l'AESGUL qui a dû faire appel à la Banque nationale pour obtenir du financement. Comment l'AESGUL a-t- elle été reçue derrière la porte capitonnée de l'institution bancaire? «Il faut avoir les reins solides mais on avait un bon dossier et une solide expérience de gestion avec les autres services de l'AESGUL. Disons que ça s'est bien déroulé», résume simplement Pascal Nadeau.

JEAN HAMANN

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